Catégories
Live reports

Festival Solidays 2013 – Jour 1 – 28.06.2013

Happy Birthday Solidays. Cette année, le festival solidaire a soufflé ses 15 bougies, avec 170 472 festivaliers (histoire de comparer, il y a environ 164 500 âmes dans une ville comme Toulon). Inutile de dire que l’hippodrome de Longchamp était surpeuplé. Mais ça valait le coup: l’ambiance Solidays est toujours là, malgré une programmation des plus variées. Alors, comme de bons petits soldats, on a enfilé notre plus beau K-way et on est parti à l’assaut des 5 scènes. On a aperçu en arrivant le concert Paris Jeunes Talents avec La Femme et La Demoiselle Inconnue, avant de courir voir les Hyphen Hyphen. On est ensuite allé voir les Poni Hoax, les espagnols de Che Sudaka et on a retrouvé les Crystal Fighters et Breakbot. On n’aurait évidemment pas raté Bloc Party, le reggae made in Italie d’Alborosie, les excellents Bumcello, le ragga de Raggasonic. Et parce qu’on n’était pas fatigué, on est allé remuer notre graisse devant C2CAgoria et Tha Trickaz… Pour tomber de sommeil vers 5 heures du matin, mais ça c’est une autre histoire…

Et c’est parti! Les lauréats du concours Paris Jeunes Talents, organisé l’année dernière par la mairie de Paris. Cléo T. était de la partie, ainsi que La Demoiselle Inconnue et La Femme (ci-dessus). Dès le concert de La Demoiselle Inconnue -qui ne va pas le rester longtemps à ce train-là-, les festivaliers battaient la mesure. Ça promet pour la suite! Une guitare, une clarinette et des accessoires loufoques (combiné de téléphone en plastique, Barbie…) ont suffi pour conquérir le public du César Circus et offrir une parfaite ambiance à La Femme. Kitsch et purement inscrits dans la mouvance eighties, les six compères au look travaillé ont très bien résumé ce début de festival: « ils distribuent des capotes et des boules Quiès, que demander de plus? », ont-ils confié à RTL.


On avait croisé les Hyphen Hyphen aux Rock en Seine 2012, et, déjà, on les avait adoré. Forcément, on ne pouvait pas rater leur concert, même si on a dû partir rapidement pour faire l’interview de Bumcello (en ligne très vite). Force est de constater que le quatuor Niçois, après 2 EP, Chewbacca I’m your mother et Wild Union en mai dernier, ont su se créer un public. Maquillés comme les musiciens, les fans se sont donné à fond sur les titres enlevés comme Baby Baby Sweet Sweet. Malgré la grisaille, ces Solidays commencent sous de bonnes augures!

Un petit vent d’Arcade Fire disco a soufflé sur les Solidays avec le concert de Poni Hoax, qui maîtrisent leur rock-electro à la française de bout en bout. Chez Télérama, ils ont été catapultés « coup de coeur » pour la journée. Le problème, c’est que le disco peut rapidement ennuyer, même s’il reste un peu de rock par-ci par-là dans leur nouvel album, A State Of War.


On part à Barcelone avec le ska de Che Sudaka, qui n’a pas hésité à nous faire scander leur nom en sautillant partout. On en ressort épuisé, et un peu frustré de ne pas comprendre les paroles (c’est décidé, je me remets à l’espagnol), mais d’excellente humeur. Que ça fait du bien d’entendre du ska de bonne qualité, mêlé de rock et de jazz!

Les Crystal Fighters, depuis leur album Cave Rave, se sont eux aussi construit une solide fan-base. C’est dans une fosse bondée qu’on a retrouvé le chanteur Sebastian Pringle, qui garde toujours son allure à la croisée entre Sébastien Tellier et un gourou de secte hippie (comme ça c’est la même chose??). Il pleut dehors, mais le Dôme se transforme en véritable piste de danse et le public n’a pas manqué de se trémousser au rythme electro-pop des tubes comme In The Summer, You & I ou Follow.

On ne déteste pas Breakbot en temps normal… Mais nos oreilles étaient tellement saturées d’electro-pop-disco, la grande mode en ce moment, qu’on aurait vraiment pu mieux apprécier leur live. Et puis il est 21h30, faut bien manger. Mais pendant que votre serviteur était en train de s’exploser l’estomac avec des nouilles au curry (ça pique!), la photographe Michela (hein qu’elles sont trop bien ses photos?) a failli se prendre un coup de dreadlocks de la part d’Alborosie.

Entre deux interviews, on a quand même pu passer au concert de Bloc Party… En tout point semblable à celui donné aux Rock en Seine 2012. Les deux programmations se ressemblent étrangement. On passe un bon moment, et Kele Okereke ne se lasse visiblement pas des concerts parisiens: “La France est notre deuxième maison !”, lâche-t’il pendant le show. J’aurais bien aimé quelques petites surprises, mais après tout, les quatre londoniens continuent de présenter leur dernier album, Four. Mais bon, ne soyons pas mauvaise langue: on a quand même eu le droit à une chanson inédite, Ratchet!

Outre Hyphen Hyphen et Tha Trickaz, on a rencontré Bumcello (ou du moins Cyril Alef, le percussionniste du duo) en début de soirée. Impossible de rater le live donc! D’autant que les Bumcello sont deux musiciens exemplaires, doués et modestes, qui maîtrisent parfaitement l’art de l’improvisation -c’est rare à l’époque du play-back et de l’ultra-calibré. Un violoncelle, des percu’, des bruits de bouche… Rajoutez énormément d’inventivité et vous aurez le droit à un live oscillant entre electro, rock, funk, hip-hop ou world music. Explosifs et virtuoses, les deux briscards sont mon coup de coeur de la journée -avec Agoria.

Pendant que je suis restée au concert de Bumcello, hypnotisée, Michela est partie prendre quelques photos de Raggasonic. Ensuite, en pleine interview de Tha Trickaz, j’ai raté le tout début de C2C. Mais, encore une fois, leur live était très semblable à celui offert aux Rock en Seine de l’année dernière. Même jeu de « team » avec le public, séparé entre l’équipe Hocus Pocus et l’équipe Beat Torrent, même ambiance électrique. Ensuite, comme tout le monde, on a voulu aller voir -M- et sa Mojo Party. Sauf que la star est arrivée avec 20-30 minutes de retard. En attendant, on est donc passé par le concert Hip-Hop Junkies, présenté par DJ James. De Snoop Dog à Rage Against The Machine, les Djs nous ont régalé… Jusqu’à un Harlem Shake endiablé qui a failli nous coûter deux-trois côtes et un orteil. Du coup, direction -M-. Vu le monde, difficile d’apercevoir quoi que ce soit. On a quand même reconnu Izia, Mc Solaar ou C2C, venus jammer avec Mathieu Chedid. Malheureusement, Mathieu Chedid, « victime » de son succès, n’a pas autorisé les photographes du web à shooter son concert. Tant pis!

Petite pause d’une demi-heure et on est reparti pour danser sur Agoria et Tha Trickaz, heureusement programmés dans deux chapiteaux côte à côte. Entre l’électro classique mais merveilleusement bien exécutée d’Agoria, le fondateur du label Infiné, et la dubstep teintée de référence à Chinese Man de Tha Trickaz (on notera l’excellente reprise de Miss Chang), la nuit du vendredi était magistrale. Les geeks ont notamment pu apprécier les masques à la Naruto des Tha Trickaz, ce soir composé de Dj Iraize et de Sembeï de Smokey Joe And The Kid. On en redemanderait, mais la fatigue commence à terrasser même les plus résistants. Qu’à cela ne tienne, il reste encore deux jours, avec notamment Wax Tailor, The Hives, Orelsan, Sexy Sushi, The Wombats, Mai Lan, Lilly Wood & The Prick, Asian Dub Foundation ou Juveniles!

N’hésitez pas à consulter la galerie ci-dessous, peut-être que vous y reconnaîtrez vos frimousses de festivaliers!

Merci à Michela Cuccagna pour ses magnifiques photos

5 réponses sur « Festival Solidays 2013 – Jour 1 – 28.06.2013 »

@Rashyda: Merci beaucoup, Michela sera contente 🙂

@vespa: Ça arrive ça arrive! On fait aussi vite qu’on peut, mais il y a quand même pas mal de photos… Check la page facebook d’adnsound, je ferai un post dès que l’article sortira 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *