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Bonobo Live – Le Trianon – 06.06.2013

Simon Green, alias Bonobo, est venu à Paris pour présenter son nouvel album, The North Borders. Mais que les fans de la première heure se rassurent, la setlist balayait tous les albums de l’artiste, d’Animal Magic jusqu’à l’excellent Black Sands. Il n’empêche qu’on ne va pas cracher sur le tout nouvel album, malgré le changement de chanteuse. La voix soul de Szjerdene a remplacé la diva Andreya Triana, occupée par sa carrière solo (son album Lost Where I Belong est sorti en 2010). Et si le timbre presque R&B de Szjerdene peut agacer certains, le charisme qu’elle dégage sur scène aura mis tout le monde d’accord: jouant avec ses bras, elle danse de manière aérienne et hypnotisante.

Après un Dj set en première partie, l’attente est longue pour les fans du Trianon. Alors quand le concert démarre avec Cirrus, le premier single de The North Borders, la salle explose. L’Anglais de Bonobo n’aura pas à réveiller le public, chauffé à blanc. Au bar, on en croise qui viennent spécialement d’Espagne pour cette date. D’autres ont fait le déplacement depuis Toulouse: une foule d’ici et d’ailleurs, tous de grands fans, qui amènent enfants et ami(e)s. Loin d’offrir un Dj set, Bonobo a sorti le grand jeu: cordes, cuivres et instruments à vent sont installés sur scène. Et on comprend vite pourquoi. Dès le deuxième morceau, Sapphire, on assiste à un solo de clarinette. Poétique, doux et planant, les corps se détendent pendant que les esprits s’impatientent. Idem pour Towers, le premier morceau qui accueille Szjerdene, cheveux plaqués et mini-robe à paillettes de diva 70’s. En court de morceau, ça y est, ça démarre. Rythme dance, strombo… Les danseurs s’éclatent, les autres planent. Aux premières notes cuivrées de Stay The Same, de l’album Black Sands, les derniers à convaincre se jettent dans le bain. Alors imaginez quand la fine équipe enchaînent Kiara, Ten Tigers (petit nouveau du dernier album), Kong et Ketto, pour conclure sur un solo de trombone!

Szjerdene assurera quasiment tous les vocals du concert, remplaçant même Grey Reverend sur le titre First Fires. Mais c’est sur El Toro, bombe de Black Sands, que le talent de l’équipe de Bonobo prend toute son ampleur. En cours de morceau, le batteur nous a offert un break digne d’un excellent concert de jazz-fusion, finissant même sur un rythme de batucada. Le saxo prend la relève, et quand les deux se retrouvent finalement, c’est pour un moment intense de dubstep. Les mains qui brandissaient des téléphones et autres appareils photo se rangent pour mieux danser. Ca hurle, ça siffle, l’ambiance est électrique, pour mieux se calmer sur le planant Transits. Bonobo joue avec nos nerfs, fait monter la tension… Jusqu’à un -évidemment- superbe The Keeper.

« Do you want one more? »… Ils n’ont pas besoin de demander. Arrive alors sur scène Cornelia, ovni trip-hop à la tignasse rouge et à la tenue improbable. Elle a participé à l’album sur le titre Pieces. Dans le genre charismatique, elle n’est pas mal non plus avec son allure venue d’ailleurs et sa voix rappelant Björk: un beau moment. Un rappel –Days To Come, où Szjerdene viendra remplacer Bajka-, puis un deuxième, et il est temps de rentrer. Les oreilles bourdonnent, les chansons restent scotchées dans la tête. Trippant.

 

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