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Festival de Dour 2011 – Chronique Live

Nous y voici enfin ! Comme annoncé dans les focus « albums » spécial festival de Dour, Adn Sound s’est rendu sur place pour vous narrer l’histoire de cette 23ème édition programmée du 14 au 17 juillet 2011. Heureux de participer à l’événement, Guillaume et moi nous sommes rendus en Belgique pour y découvrir « the best festival ever ! ». Le jeudi, vendredi et samedi nous ont laissé une excellente impression. Electro, hip-hop, reggae, hardcore, dub, trip-hop, pop, jazz, hard tech, drum and bass, metal… Tous y trouvent leur compte à Dour. Retour sur les lieux…

Alors que le jeudi notre train nous fait arriver sur le site à 22h00, un compère de festivals nous raconte que les Rolo Tomassi ont assuré sur le Club Circuit Marquee, que Gallows, groupe britannique hautement punk et survitaminé a fêté dignement le départ de leur chanteur Frank Carter, et que les campings sont pleins à craquer. Le temps de s’installer, de discuter avec les bénévoles (lesquels adorables et accueillants nous font d’entrée de jeu apprécier le festival), de rencontrer des festivaliers, de boire quelques bières et de découvrir les lieux il est déjà largement l’heure de se coucher. Le lendemain une journée chargée nous attendait !

VENDREDI 15 JUILLET :
Ce deuxième jour est une aubaine pour les festivaliers. Libérés de la crainte d’averses, ils se déploient rapidement sur le Club Circuit Marquee pour voir Bikinians, supporter Hoquets sur le Dance Hall et acclamer Max Pie sur la Cannibal Stage. Grâce au heavy metal progressif de ces belges, le coup d’envoi est donné. On ne cessera à partir de là de parcourir les scènes en recherche d’émotions fortes. Les chapiteaux de couleurs du Dour donnent au lieu une convivialité naturelle qui s’intensifie au contact des festivaliers, tous montés sur ressorts dans l’idée de passer quatre jours d’anthologie. Alors au programme qu’avions-nous ? Nous avons sélectionné les show des Hurlements D’Léo, Papa Roach, The Do, Stupeflip, Riva Starr, The Ghost Inside, Skindred, Kylesa, Madball, Neurosis, AnthraxRadium, Vitalic et Duchess Says pour notre parcours de ce deuxième jour (l’éclectisme du Dour et son incroyable diversité obligeant chacun à se faire une sélection précise des artistes à voir). Premier constat rassurant pour les groupes, contrairement à d’autres festivals, toutes les scènes attirent du public, n’en laissant aucune dans l’embarrassante situation d’une audience quasi nulle. Allons maintenant directement aux coups de cœur. Après des problèmes de sons sur Les Hurlements D’Léo (on entendait ni le violon ni les guitares) et le show de qualité du frontman de Papa Roach (Jacoby Shaddix), nous fonçons voir The Ghost Inside, groupe de hardcore récemment chroniqué sur Adn Sound.

La Cannibal Stage était the place to be pour les amateurs de gros son et de slams. Avec une programmation qui rappelle celle du Hellfest, le festival de Dour prouve qu’il reste partisan de l’ouverture aux différents styles. Ainsi, les américains hardcoreux de The Ghost Inside nous jouent des morceaux de Returners, leur dernier album. Enthousiaste et bourrine la fosse n’a pas tardé à envoyer quelques slammers fous au dessus de nos têtes. Un certain barré a même sauté pieds en avant dans notre direction, cassant l’écran de l’appareil photo (hardcore pas vrai ?). Etant des amateurs de metal hardcore, de Sick of It All, de Madball, on encaisse bien le dommage collatéral. Pas de photos dans un concert de hardcore, c’était le premier et le dernier, on a compris la leçon. Néanmoins souriants, on enchaîne avec le groupe qu’on attendait avec impatience.

Skindred ! Avec Union Black les britanniques ont prouvé que leur quatrième album est tout aussi bon que les précédents. Parmi les tout premiers à jumper et à hurler les paroles du groupe sur le premier morceau, nous répondions à la moindre invitation de Benji (frapper des mains en rythme, sauter, ou encore chanter…). Skindred finira deux titres plus tard par faire sauter l’ensemble du public. Benji, tu es le meilleur pour rendre une foule énergique et hautement sportive. La plus belle claque collective du festival. Benji, merci. A l’ensemble des membres de Skindred merci ! Les morceaux qu’on a goûté en live sont Rat Race, Pressure, Nobody, Warning (en duo sur scène avec Jacoby, chanteur de Papa  Roach), et bien d’autres (dont nous avons dans l’euphorie et après quelques bières oublié les noms). Après une prestation mitigée au Hellfest, Kylesa revient sur scène, concert que nous ne pouvions pas manquer histoire de nous faire une seconde opinion. Constat ? En live, les américains n’assurent toujours pas. Leur son est meilleur sur disque et meilleur sans le statisme qui caractérise la majeure partie de leur show. Dommage.

Avec Madball, groupe de NYHC (New York Hard Core), on aura eu aucun moment de répit. Que du bonheur à la sauce je pogote et je slam. Quant à The Do, le son était tellement planant et nasillard que nous avons fui vers de meilleurs horizons avec Stupeflip. D’ors et déjà vu cette année au Garorock et au Bataclan, force est de croire que la mise en scène est bien plus soignée en concert one-shot qu’en festival où les fans étaient pourtant présents en nombre. On y a néanmoins apprécié Je fume pu d’shit, GaëlleLe spleen des petits … Quant à l’ambiance sur le festival, elle est vraiment exceptionnelle. On ne croise que des gens sympathiques depuis le matin. La magie opère bien. Par ailleurs, Mogwai à The Last Arena nous a moyennement convaincu, le son intimiste et expérimental ne rendant pas bien sur la scène la plus grande du site, de surcroit en plein air. Les 10/10 furent remportés par Radium (festivaliers en mode teufeurs !), Duchess Says, Vitalic, et Riva Starr. Les groupes Anthrax et Neurosis eurent également leur moment de gloire, avec notamment les musiciens de Neurosis se faisant des calins à la fin de leur show (tendres ces metalleux). Passons maintenant au samedi !

SAMEDI 16 JUILLET :
Après avoir pris le café avec deux bénévoles préposées au service matinal sous une tente dédiée, nous quittons le camping volontaires et VIP pour entamer une ballade sous la pluie. Les bénévoles sont vraiment fun et sociables ici. Plus tard, nous nous dirigeons vers la Cannibal Stage…

Accoutumés à voir Uncommonmenfrommars sur scène depuis cinq ans (ils ont énormément tourné en Midi-Pyrénées : Toulouse, Albi, Carmaux…), nous sommes ravis de voir nos punks sur une grosse scène, et de surcroit au Dour. Les gars viennent de loin et force est de constater qu’ils sont toujours aussi punchy et colorés sur scène. Puis, un excellent groupe se rappelle à nous… Après les avoir découverts au Hellfest en juin dernier, Arma Gathas nous revient en pleine tête sur la Cannibal Stage. Aux commandes d’un premier album sorti l’année dernière, le jeu de scène n’est pas leur qualité première. Néanmoins, la force et la puissance de leur son groovy et violent nous laisse totalement pantois. Des suisses à surveiller !

Après des salves au metal bien méritées, Les Ogres de Barback nous rappellent à la douceur d’enivrantes et chaudes compositions. Avec « Comment je suis devenu voyageur », dernier album des Ogres, l’ambiance nous rappelle celle des Hurlements D’Léo, des rastas et baba cool partout autour de nous. Une belle prestation pour un public toujours aussi réceptif aux textes de ces quatre frères et sœurs. Plus tard, en plein air et alors que les averses se multiplient, les californiens de Groundation rendent hommage à Bob Marley pour le 30ème anniversaire de sa mort. Pour avoir vu The Original Wailers en avril dernier, nous sommes contents de constater qu’une grosse communauté se rassemble autour de ce grand nom.

Avec Terror, nous retournons à la Cannibal Stage pour constater une production ininterrompue de slams à tout va (une petite pensée pour les vigils qui n’ont pas chômé). A l’intérieur, chaussures et rangers se mêlent en pagaille au dessus des têtes, raison pour laquelle nous avons assisté à l’intégralité du show éloignés de la fosse (eh oui, la fatigue grogne et le corps s’incline). Pour le show d’Agnostic Front, même recette, on aurait pas aimé se faire piétiner par les pogoteurs fous (d’habtude on s’y serait jeté avec joie mais quelques bleus et un appareil cassé nous dissuade d’y mettre nos membres). Agnostic Front ! Rendez-vous le 21 juillet à la Maroquinerie pour faire honneur au groupe.

L’ultime groupe que nous verrons de cette édition 2011 aura été Flying Lotus. Amateurs de Steven Ellison depuis la sortie de « Cosmogramma » en 2010, le live de ce producteur et DJ américain nous balançant des sons psychotropes façon trip-hop et electro expérimental nous a comblé. Un pur moment de bonheur sous le ciel de Dour. Certes, il a plu (après un vendredi chaud et radieux), mais à part cette petite ombre au tableau, le festival s’est avéré être le meilleur jamais fait. On ne peut que remercier les groupes, orga et bénévoles qui nous ont fait passé un excellent week-end prolongé. Nous n’oublierons pas l’ambiance idyllique des lieux et la convivialité omniprésente autant chez les bénévoles que les festivaliers. Et atout bonus ! Les scènes étant espacées et le camping cerclé d’arbres, la musique ne nous agressait pas 24h/24h lorsque nous cherchions un moment de tranquillité. Que du bonheur !

Je vous dis à l’année prochaine pour de nouvelles ambiances sonores, et d’ici là reposez-vous bien.

Charlotte Noailles.

Crédits Photos – Guillaume Penard


 

3 réponses sur « Festival de Dour 2011 – Chronique Live »

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