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Interview – Alt-J (∆) – 2012

Dans le cadre du festival Fnac Live, nous avons pu poser quelques questions à Alt-J (∆), qui, depuis leur album An Awesome Wave, est un véritable petit phénomène de la scène anglaise. Avec un style assez difficile à définir, à la croisée entre l’indie pop, le rock ou encore le trip-hop, l’album a reçu un très bon accueil et on ne peut qu’approuver ! Gus, au clavier, a répondu à nos petites questions (avec la traduction à la suite, histoire d’être sympas!) :

What’s your favorite album this year?

I really like Poliça‘s album. The vocals are amazing.

With who would you like to collaborate ?

We have a dream to collaborate with Mountain Man, an American 3-piece female a capella group. Vocal harmonies are really important to us, and they are incredible singers.

Can you talk a bit about the birth of the band and about your name?

We started the band while we were students at Leeds university. We went through a couple of names before settling on Alt-J. The name comes from the keyboard shortcut on a Mac to make the delta symbol.

Do you feel that there is a real new British music, with a lot of different styles but coming out more or less at the same time, such as Breton for example ? How do you manage with this new phenomena ?
What are your main influences ? How do you manage to create something that you all like ?

« British music » isn’t something we identify ourselves with, necessarily. We’re a band from Britain, but our nationality doesn’t inform our music. Our influences are personal, meaning we don’t have many influences in common. I’m probably most influenced by folk music and early classical music. I think we don’t worry about specific/equal combinations of our influences, we just create music in a way that feels natural to us, and make sounds that we all like. It probably contains a bit of each of our influences in the end.

For your lyrics, you are often inspired by literature or cinema such as the song Matilda or Bloodfood with American Psycho. Can you talk a bit about those two references ? Why some books or movies strike you more than another ?

Well ‘Matilda’ is about the film ‘Leon’ by Luc Besson. It’s a film we all really like, and the relationship between Leon and Matilda is very moving. I think if you find something in a book or a film that moves and affects you, or stays with you in some way, that is legitimate material for a song. The link to ‘American Psycho’ in ‘Bloodflood’ is more of a passing lyrical reference – the line « A wave, an awesome wave, that rushes skin and widens in blooded veins » references a line in the novel about an ‘awesome wave’ of relief.

You’re not always telling a story, there is some songs really personal… What do you wanted to tell ? Is it important that there is personal ideas in a song ?

A song that isn’t directly about a personal experience can still be personal – for example, the effect had on you by a book or movie is personal. But yes, some songs are more directly personal. You have to have some songs just about girls!

There is couple of French words in some of your songs… What is your relation with French language ?

I was born in Paris and spent the first few years of my life in France, where my parents now live. I speak fairly good French, and Joe and I like to inject some of it into his lyrics, as it makes us sound clever.

You played at the Fnac Live Festival… What will you remember of this experience ? Do you feel that your music is more adapted to smaller places because of the complexity of your universe ?

Fnac festival was amazing. It was incredibly to play in such a historic place in Paris. We are more accustomed to play smaller, more intimate places, however this summer has given us a lot of experience of large festivals, and we now really like playing them too.

How came the ideas of both video clips Breezeblocks and Tessellate ? Why did you choose this Italian Renaissance atmosphere on Tessellate ?

Both those videos were devised by the directors rather than us. I think the retelling of the Raphael painting in the ‘Tessellate’ video was probably made for us since we’re former art students.

Gus you have a classical background in piano but did the others learn by themselves ?

Joe was essentially taught the guitar by his dad, who is also a guitarist. Gwil was taught to play by his younger brother, and Thom taught himself.

Thom comes from a metal band… Why this radical change ?

I don’t think Thom necessarily defines himself as a metal drummer, so when the band came together he didn’t feel restricted by his background. He also likes all kind of other music.

What’s the plan now ?

Finish my coffee and then have lunch! But for the band, lots and lots of touring.

Alt-J in 3 words ?

An Awesome Wave…

Traduction :

Quel est ton album préféré de cette année ?

J’ai vraiment aimé l’album de Poliça. Les voix sont merveilleuses.

Avec qui aimerais-tu collaborer ?

On rêve de collaborer avec Mountain Man, un groupe américain. Ce sont trois filles qui chantent a capela. L’harmonie vocale est très importante pour nous, et ce sont d’incroyables chanteuses.

Est-ce que tu pourrais parler de la naissance du groupe et de votre nom ?

On a créé le groupe alors qu’on était étudiants à l’université de Leeds. On a eu quelques autres noms avant de se fixer sur Alt-J (∆). Ce nom vient du raccourci clavier qui, sur Mac, fait le symbole delta.

Est-ce que vous trouvez qu’il y a un réel renouveau de la scène anglaise, avec beaucoup de différents styles émergeant à peu près en même temps, comme le groupe Breton par exemple ? Comment vous incluez-vous dans ce nouveau phénomène ?
Et quelles sont vos principales influences ? Comment faites-vous pour créer quelque chose que vous aimez tous les quatre ?

On ne s’identifie pas vraiment à une « scène anglaise ». On est un groupe anglais, mais notre nationalité n’influe pas sur notre musique. Nos influences sont propres à chacun des membres du groupe, nous n’en avons pas beaucoup en commun. Je suis probablement plus influencé par la folk et la musique classique. Je ne pense pas que nous nous inquiétons d’avoir un mélange spécifique et bien réparti entre nos influences, on crée juste de la musique qui nous paraît naturelle et qui sonne bien pour nous tous. Au final, ça doit sûrement contenir un peu de toutes nos différentes influences.

Dans vos textes, vous êtes souvent inspirés par la littérature ou le cinéma, comme pour la chanson Matilda ou Bloodfood avec American Psycho. Est-ce que tu peux nous parler de ces deux références ? Pourquoi tel ou tel livre ou film attire plus votre attention ?

Matilda a été écrite par rapport au film Léon de Luc Besson. C’est un film que nous avons tous vraiment aimé, et la relation entre Léon et Matilda est très émouvant. Je pense que si tu trouve quelque chose dans un livre ou un film qui t’émeut et t’affecte, ou qui te marque de n’importe quelle manière, il y a légitimement matière à écrire une chanson. Le lien avec American Psycho dans Bloodfood est moins net, c’est une référence dans une des phrases de la chanson. La phrase « A wave, an awesome wave, that rushes skin and widens in blooded veins » est une référence à une phrase du livre à propos d’une « incroyable vague » de soulagement.

Vous ne racontez pas toujours une histoire, il y a quelques chansons très personnels dans l’album… Qu’est ce que vous vouliez exprimer ? C’est important qu’il y ait des touches personnelles dans une chanson ?

Une chanson qui n’est pas directement à propos d’une expérience personnel peut être tout de même personnelle, par exemple l’effet qu’a eu sur toi un livre ou un film. Mais oui, certaines chansons sont plus directement personnelles. Tu te dois d’avoir quelques chansons uniquement à propos de filles !

Il y a quelques mots français dans certaines chansons… Quelle est votre relation à notre langue ?

Je suis né à Paris et j’ai passé les premières années de ma vie en France, où mes parents vivent aujourd’hui. Je parle un peu français et Joe et moi aimons apporter quelques mots dans ses paroles, ça nous donne l’air intelligent !

Vous avez joué au Fnac Live. Qu’est ce que vous allez retenir de cette expérience ? Pensez-vous que votre musique est plus adaptée à de plus petites salles à cause de la complexité de votre univers ?

Le festival Fnac était génial. C’était incroyable de jouer dans un endroit aussi historique à Paris. On est plus habitué aux salles plus petites et intimes mais on a pu tester cet été beaucoup de gros festivals, et maintenant on aime vraiment y jouer aussi.

Comment avez-vous eu l’idée des clips Tessellate et Breezeblocks ? Pourquoi avoir choisi cette atmosphère Renaissance italienne pour Tessellate ?

Ces deux vidéos ont plus été décidées par les réalisateurs que par nous. Je pense que la réinterprétation de la peinture de Raphaël pour le clip de Tessellate a été probablement fait parce que nous sommes des anciens étudiants en art.

Gus tu as une formation classique au piano. Les autres sont autodidactes ?

Joe a essentiellement appris la guitare grâce à son père, qui est également guitariste. Gwil a appris par son petit frère et Thom a appris tout seul.

Thom vient d’un groupe de métal… Pourquoi ce changement radical ?

Je ne pense pas que Thom se définit particulièrement comme un batteur métal, donc quand on a crée le groupe il ne s’est pas senti restreint par ses origines musicales. Il aime aussi d’autres styles de musique.

C’est quoi le programme maintenant ?

Finir mon café et ensuite aller manger ! Mais pour le groupe, beaucoup beaucoup de concerts et de tournées.

Alt-j en trois mots ?

An Awesome Wave…

3 réponses sur « Interview – Alt-J (∆) – 2012 »

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