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Interview – Naâman: Le reggae made in France

Le 4 juin dernier, Naâman sortait son premier album Deep Rockers, Back a Yard. Après un live de folie au New Morning le 13 juin, j’ai pu l’interviewer dans un bar parisien accompagné de Fatbabs et de son manager.

D’où vient le nom Naâman ?

C’est le nom d’un personnage de la Bible : un guerrier syrien qui a mis de coté ses préjugés et ses idées reçus sur plein de choses. Il y a un parallèle avec la musique, ce que peut apporter la remise en question dans une vie en terme de direction et de choix.

Quand as-tu découvert ta passion pour la musique et que tu as compris que c’est ce que tu voulais faire ?

La passion pour la musique c’est quelque chose qui est venu très tôt, plus jeune j’ai fait de la guitare, mais la passion pour le reggae et sa pratique au travers des sound systemes ou d’autres activités c’est venu vers 15/16 ans.

Comment travailles-tu la musique ?

Je ne compose pas directement les instrus sur lesquelles je chante, j’ai une mélodie et c’est ce qui va définir la grille d’accords du morceau. Après bien sur je suis toujours derrière pour donner mon avis dans les arrangements et l’esprit général des musiques. Je travail avec Fatbabs avec qui j’avais déjà fait ma première mixtape (Deep Rockers) où il s’était occupé de toutes les instrus, et avec qui j’ai travaillé sur l’album qu’on a enregistré en Jamaïque avec des musiciens. C’était une super expérience, on a travaillé avec l’ingénieur son de Toots & The Maytals et des bons musiciens dans le studio Harry J, un studio mythique où Bob Marley a enregistré plusieurs albums. C’est un endroit chargé en histoire avec de “bonnes vibes”. Le mixage et le mastering ont été fait à Paris.

Pourquoi le titre Deep Rockers, Back a Yard à l’album ? Une suite à Deep Rockers ?

Ouais c’est un peu ça. A la base, rockers c’est une rythmique de batterie, qui ne s’applique pas forcément à l’album mais qui correspond à une période et un état d’esprit dans le reggae. Deep Rockers a été essentiellement construit avec des loops de morceaux de roots des années 70, d’où le nom rockers. Et deep c’est un clin d’oeil à ma ville d’origine qui s’appelle Dieppe (Normandie). Donc on s’est dit Deep Rockers, et le tout a une signification : ça veux dire que la musique est profondément ancré.

Back a Yard veut dire en anglais jamaïcain “retour à la maison”, et ça illustre le fait qu’on soit retourné en Jamaïque pour enregistrer cet album.

Comment s’est passé le passage de l’artiste amateur à l’artiste professionnel tant au niveau technique que dans ta tête ?

Ce sont deux choses qui ne se passent pas en même temps. On peut devenir professionnel dans sa tête, sans que ce soit le cas sur le plan technique. Nous, on est des jeunes artistes, on commence, et c’est réellement difficile de débuter dans la musique. Je ne gagne pas encore assez pour en vivre. Mais par contre dans mon état d’esprit et dans les répercutions dans ma vie je pense que c’est différent, je consacre tout mon temps à la musique, on est plusieurs à travailler dessus, et je pense qu’on est professionnel à partir du moment où on se lance complètement et sérieusement dedans.

Des concerts prévus prochainement ?

On va revenir sur Paris à la rentrée, mais d’ici là on va faire le Garance Festival cet été (27 juillet) et une tournée dans toute la France à partir de maintenant jusqu’à mi-novembre. Après on tentera d’aller au delà des frontières françaises.

 

Merci à Naâman et Maxime. L’album est disponible ici.

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