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Live reports

Festival Solidays – Jour 3 – 30.07.2013

Et on arrive enfin au dernier jour des Solidays! Pour être parfaitement honnête, Michela et moi étions sur les rotules dès le premier concert. Mais vaille que vaille, en bons petits soldats, on a supporté la chaleur et la fatigue. En vrai, c’était extra, c’est juste que j’adore me plaindre… Pardon.

Avec sa voix gospel, Mam Diarra a fait souffler un vent de soul sur les Solidays, n’en déplaise aux amateurs de rock venus applaudir les Beady Eyes. Basse funky, rythme reggae… Le tremplin Île-de-France a révélé un talent certain. A suivre… En espérant que les années lui apporteront un petit peu plus d’originalité, ses chansons restant malheureusement un peu trop uniformes et classiques.

Sur la même scène, Cécile Brooks entonne des chansons d’amour d’une voix légèrement cassée. C’est choupi et l’orchestration -influencée jazz- met de bonne humeur.

Avec leurs tubes comme Begging for Trouble, les Call Me Señor n’ont pas tardé à se faire connaître sur la scène pop-electro un tantinet hipster. Fidèle à eux-mêmes, ils ont offert un live vitaminé et décalé, à coup de chemise à fleurs et lunettes rondes.

Changement d’ambiance avec Maceo Parker, qu’on rejoint en cours de set. Entouré de ses excellents musiciens (cette basse !!), le saxophoniste n’a pas pris une ride –et a perdu quelques kilos. Un régal pour les oreilles, entre funk, jazz, reggae… Et quel charisme !

C’est le problème avec les festivals aussi généralistes que les Solidays : on navigue d’un style à l’autre sans aucun répit. Non pas que je sois contre les melting-pot musicaux, mais la transition entre Maceo Parker et Fidlar a été rude. Enfin, pardon, ça s’écrit en majuscule : « FIDLAR », merveilleux acronyme de « Fuck It Dog Life’s A Risk ». Punk-rock, très influencé garage, ça fleure bon la Californie et ça gueule pas mal. Mais à 16h30, sous un cagnard qui met à mal ma peau de blonde et après 2 jours de festival, c’est un peu difficile… A revoir dans d’autres conditions!

Festival de la grimace chez Asaf Avidan! Sa voix presque féminine a enchanté les nombreux fans entassés aux barrières. D’ailleurs, un grand bravo à eux: on peut être venu pour un artiste mais garder un esprit de solidarité. Juste avant le concert de l’Israélien, le public s’est allongé, sous le regard du président d’honneur Antoine de Caunes et des parrains Marco Prince et Sébastien Folin. Un « die-in » de 5 minutes qui aurait rassemblé 58 000 personnes pour un résultat des plus impressionnants (première photo de ce report).


Pendant que Michela shootait les Belges de Balthazar, qu’on a rencontrés il y a quelques temps, je suis revenue à mes 13 ans devant Tryo. Un concert mémorable! Ils ont compris ce que le public attendait d’eux: les vieilles chansons qu’on peut chanter en choeur (et, du coup, par coeur). En comment ne pas se laisser prendre au jeu quand ils démarrent leur show avec Yakamoneye?? On a pu se casser la voix sur La main verte, C’est du roots ou L’hymne de nos campagnes, entre lesquels Mali a, comme d’habitude, distillé quelques messages politiques (les oreilles de Frigide Barjot ont du siffler…).

Beady EyeOasis… Même combat! J’arrive un peu la bourre, Tryo ayant été généreux en rappels. Et là, déception. Je me rends que même sans connaître sur le bout des doigts leur album BE, on est tous capables de prévoir le prochain accord. On me chuchote: « et t’es surprise? ». Finalement pas tant que ça. Liam Gallagher est toujours aussi morne, détaché et supérieur. Les seuls morceaux nous qui feront dodeliner de la tête sont signés Oasis, on dit merci à Morning Glory et Rock’n’roll Star.


Et on finit la journée avec Gogol Bordello. A Bagatelle, l’ambiance est totalement différente du concert d’Oasis..Pardon, de Beady Eye. Torse nus, punks, survoltés, ils ont réveillé les festivaliers en bout de course. Alcohol, Start Wearing Purple, Not A Crime, Wonderlust King… Eugene, Sergey et Yuri ont offert un live foutraque comme on les aime. Ah et si vous fouillez dans la galerie, un courageux monsieur a slamé cul nu. Oui oui.

Ps: on a séché David Guetta.

Crédits photo: Michela Cuccagna

 

1 réponse sur « Festival Solidays – Jour 3 – 30.07.2013 »

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