Catégories
A la une Chroniques

The Leisure Society – Into The Murky Water

Into The Murky Water, le nouvel opus de The Leisure Society, rend niais. Mais dans le bon sens du terme. On dit que la musique adoucit les mœurs, cet album en est la preuve. Sensibilité, beauté et simplicité sont les ingrédients de 10 pistes cohérentes, véritables invitations à la rêverie. A découvrir depuis le 16 mai dans les bacs et le 27 mai à la Flèche d’Or.

Voilà près de deux ans que les anglais lâchaient quelques titres alléchants dans leurs concerts, en marge de leur premier album The Sleeper. Et ils ne déçoivent pas avec le petit deuxième. Sans donner dans la répétition, Into The Murky Water est la suite logique de l’acclamé Sleeper, dans le sillage des Fleet Foxes et inspirés par Neil Young.

Les Leisure Society dépoussièrent le folk, le rendent aérien et aéré. Nick Hemming, guitariste et chanteur, livre de sa voix douce des balades délicieuses comme Our Hearts Burn Like Damp ou l’excellent I Shall Forever Remain an Amateur. Des titres enlevés et enjoués se glissent entre les bulles de délicatesse, comme Dust on the Dancefloor, dont le refrain sent le très bon Mange-Disque d’ALB à plein nez.

Guitares sèches, cordes, voix qui se superposent…  “La société du loisir” surfe sur le monde du cocooning, sur l’envie de légèreté, sans jamais être ni larmoyante ni kitsch. Malgré une introduction assez déroutante, l’album s’écoute d’une traite, marque de fabrique d’un travail bien ficelé et d’un univers clairement défini.

The Leisure Society sert ici un bon moment de détente, délicieusement rétro. Un album à écouter un verre à la main et une fleur dans les cheveux.

Chronique réalisée par Clémence Meunier

4 réponses sur « The Leisure Society – Into The Murky Water »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *