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Interview – Sweatshop

J’ai eu l’opportunité de rencontrer Kuku et Jonas, deux membres du groupe Sweatshop, à l’occasion de la sortie de leur album Can we get hooked up. Ils seront également en concert au Nouveau Casino le 29 mai.

J’ai entendu que vous jouiez déjà dans différent groupe ensemble. Mais comment vous êtes-vous rencontrés ?

Jonas: Nous vivons tous à Conpenhague. Et on jouait dans différents groupes, Daniel, qui vient de suisse et qui y est retourné, travaillait déjà avec Kuku avec ses projets solo.

En parallèle de Dafuniks ?

Kuku : Non, c’était bien avant Dafuniks. Moi et Daniel travaillons déjà ensemble, puis Jonas et Daniel ont commencé à travailler ensemble. On m’a proposé de faire un album de Jazz-Hip-Hop, Daniel m’a demandé si j’étais intéressé de travailler avec lui et Jonas sur le projet. Quand ils sont arrivés dans le studio, une des premières chanson que l’on a faîte a été Darkess qui est sur l’album. C’est là que Sweatshop à commencé.

Pourquoi Can we get hooked up a pris du temps à se faire ?

Jonas : Sweatshop a été un peu notre “side-project” pendant un certain temps, parce que Kuku avait sa propre carrière, je travaillais sur mes projets solo, et Sweatshop était en quelque sorte une aire de jeux créative.

Kuku : Oui, on apporte tous quelque chose d’unique dans ce que l’on fait, grâce à tout nos univers mêlés, et je pense que c’est ce qui rend Sweatshop intéressant.

Jonas : Bien sûr nous venons d’univers musicaux différents, mais je pense que nous avons tous plus ou moins les même goûts, donc on ne se dispute pas sur ce que l’on fait. Tout s’est fait naturellement.

Pourquoi le nom “Sweatshop” ?

Kuku : Sweatshop en anglais est un endroit où l’on te force à travailler dure et tu n’es pas payé. On fait une sorte de comparaison avec la musique. Tu n’es pas toujours payé pour ce que tu fais, et c’est un travail difficile.

Jonas : On vit tous de la musique via nos différents projets dans différents groupes, mais Sweatshop n’est pas quelque chose que l’on fait pour payer notre loyer, nos factures. Il y a une réelle passion, et on ne pense pas “ho ! Cette musique serait bien pour la radio !”. Quand on écrit c’est plus pour notre propre satisfaction.

Votre album est un grand mélange d’ R’n’B, de Soul, de Hiphop, parfois du reggae, mais si je veux l’acheter, je ne sais pas dans quelle rayon le chercher.

Kuku : Hey ! Peut-être qu’ils devraient le mettre dans chaque style ! (rires)

Jonas : C’est un problème lorsque tu dois t’“étiqueter” et la plupart des artistes ne veulent pas vraiment classer leur musique. Les gens veulent que tu dise “C’est du Hiphop” “- Ha ok je vois ce que c’est” mais souvent c’est plus complexe que ça. On veut que tout puisse être casé dans des boites, mais les artistes ne veulent jamais le faire avec leur musique. Entre nous on dit qu’on fait du Hiphop-Soul.

Comment vous travaillez au sein du groupe ? Kuku s’occupe uniquement du rap, Jonas du chant Soul, et Daniel de la musique ?

Kuku : Daniel s’occupe de la production mais on a bien sûr notre mots à dire, nos idées, et on en parle tous ensemble. On travaille pareil pour les voix. Jonas écrit son couplet, j’écris le mien, et on se les présente et demandons l’avis de l’autre. C’est une sorte de melting pot, on vient tous au studio à la même heure, on travaille en même temps et on s’affecte les uns les autres. Et je pense que c’est ce qu’on peut entendre quand on écoute notre musique.

Jonas : On arrive au studio et on se dit qu’on aimerait un beat comme ceci ou comme cela, puis Daniel commence à travailler sur la musique pendant que Kuku et moi parlons du sujet. On s’assoit et on écrit nos couplets pendant que Daniel fait la musique, et quand on a écrit quelque chose on l’enregistre immédiatement. Je me répète mais c’est très intuitif, très “sur l’instant”. Une fois que c’est enregistré, c’est fini, on n’y touche plus. C’est très rapide, la plupart du temps lorsqu’on enregistre une chanson, depuis le début jusqu’à la fin, ça nous prend une journée. 80 à 90% de la chanson est fait, il ne reste que le mixage. On essai de garder la musique très fraîche, on ne réenregistre rien.

Pourquoi avoir nommé l’album comme la chanson Can we get hooked up ? Alors que selon moi, ce n’est pas la chanson la plus représentative de l’album…

Kuku : Je pense que “Can we get hooked up” (“Can we get hooked up” peux se traduire (entre autres) par “pouvons nous nous y abituer” ou “se donner rendez vous / se rencontrer” ou encore “pouvons nous nous connecter”, ndlr) est la chanson qui représente le plus la façon de penser qui est derrière l’album. C’est a propos de connectivités.

Jonas : C’est une sorte de commentaire sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Instagram,… Sur comment nous communiquons. Can we get hooked up dit “Pouvons nous se voir réellement au lieu de parler via un ordinateur” mais tu peux aussi le comprendre en nom d’album comme “Salut nous sommes Sweatshop, pouvons tous avoir une chance ? (pouvons nous nous rencontrer ?)”.

Kuku : C’est aussi ce que tu veux voir dans cette expression. C’est un jeu de mot, et donc certains ne le comprendront pas de la même façon que d’autres.

Vous avez déjà fait pas mal de concert en France avant la sortie de l’album. Y en a-t-il d’autre de prévu maintenant que l’album est sortie ?

Jonas : On cherche à venir ici (en France) pour jouer de plus en plus ! On a quelques festivals cet été, puis peut-être une tournée, et peut-être faire une autre tournée l’année prochaine.

Sweatshop – Get Away

 

2 réponses sur « Interview – Sweatshop »

[…] Sweatshop est le nouveau bébé signé chez Underdog Records réunissant Kuku Agami (Dafuniks), Daniel Fridell et Jonas Rendbo (ancien producteur des deux derniers lors de leurs carrières solo respectives). Sweatshop se forme en 2007 dans un studio de Copenhague avec la rencontre de Daniel et Kuku sur le morceau Darkness présent sur l’album. Six années plus tard, le groupe sort enfin son premier album : Can We Get Hookes Up ?. […]

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