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Charlie Winston – HOBO

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Il paraît que c’est la révélation de l’année 2009, alors comme j’y crois fort aussi, voici la chronique du nouvel  album de Charlie Winston « Hobo ».

C’est qui Charlie?

C’est un type simple, qui a la classe, un chapeau vissé sur la tête, un style so british ( normal, il est anglais! ) et un parcours singulier à l’image de son album.

Pour faire court, Charlie est né d’une famille d’artistes ( son frère Tom Baxter ainsi que sa soeur Vashti sont tous deux chanteurs ), il était donc normal que le jeune homme emprunte cette voie.

2007 est une année décisive puisque c’est celle de sa rencontre avec Peter Gabriel  qui lui permet de faire la première partie de sa tournée européenne. Dans la foulée, Charlie, auteur, compositeur, interprète, enregistre son premier album auto-produit intitulé « Make my way ». En 2008, il rencontre son futur label Atmosphériques qui le fait signer pour un nouvel album « Hobo ».

C’est quoi Hobo?

Le Hobo, c’est ce vagabond des temps modernes magnifié par Charlie Chaplin, mais c’est surtout une certaine  philosophie, la quête d’un monde insoumis aux règles et aux contraintes matérialistes de la vie occidentale.

Eh oui, un vent de liberté souffle sur ce disque qui s’ouvre sur « In your hands » où l’on découvre le timbre chaud et très particulier du chanteur. Il faut bien le reconnaître, ce type a une voix incroyable. Le morceau magnifiquement orchestré ( guitare, piano, basse, trompettes, harmonica…) -mais cela vaut pour la quasi-totalité de l’album- est quant à lui profond et parfois grave à l’instar de « Kick the bucket » ( qui veut dire « mourir » ), tout de même plus gai dans l’interprétation ( il y de la beat box et un phrasé presque slammé).« Like a hobo » est le morceau phare de l’album, entraînant et très réussi, il donne à ses auditeurs l’impression de pouvoir dépasser ses limites et de se délester de ses choses un peu pénibles qui rythment le quotidien. « My life as a duck » est teinté d’ironie sur fond de beat box, guitare et violons. Charlie Winston donne aussi dans le romantique avec « Soundtrack to fall in love », chanté en duo avec une jeune femme ou encore avec « I love your smile », une pétillante ballade avec tout ce qui va avec ( piano, saxo…). « Calling me » et « Every step » sont des titres très poétiques, folk et nostalgiques qui nous tireraient presque les larmes. Et encore un joli morceau  nommé « Boxes » où Charlie se  joue d’un piano voix et où l’on peut entendre encore une fois une voix de femme . « Tongue tied » est charmant et espiègle, il nous gratifie même de quelques mots en français et nous dévoile son côté globe-trotter séducteur.  « Generation spent » est ponctué de « clap » et « whaou », une sorte de cri de révolte sur un fond pop rock aux guitares hispanisantes, on aurait presque envie de refaire Mai 68. L’album se clôt sur «My name », composition digne d’un film qui se terminerait mal et ferait un peu peur, accompagnée d’une envolée lyrique soutenue par la voix puissante de Charlie.

Whaou. C’est pas mal « Hobo ». Un bon compromis entre soul et folk, un hommage à ses maîtres avoués ( Ray Charles, Randy Newman, Tom Waits…) , remettant l’harmonica au goût du jour, et que vous pourrez vous procurer à sa sortie le 26 Janvier 2009.

Label : Atmosphériques / Sortie : Janvier 2009

2 réponses sur « Charlie Winston – HOBO »

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