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Born Ruffians – Say it

Deux ans après leur premier album «Red, Yellow, Blue». Les Born Ruffians réitèrent l’expérience avec la sortie le 14 juin prochain de leur second album intitulé « Say it »

Le trio originaire de l’Ontario livre avec ce second opus un son plus performant et travaillé que sur leur précédent album. Qu’on soit bien d’accord, en aucun cas, cette phrase sous entendait «c’est l’album de la maturité». Une expression toute faite, que je vomis. Puis ils ont tout de même déjà trois EP et deux albums à leur actif, alors faut pas charrier !

Bref, ce nouvel album est plus calme. Et qu’est ce que c’est bon. Car là où tout devient plus subtil et original, c’est lorsqu’on arrive à s’agiter sur un semblant de sagesse. Et nul doute que je me suis agitée.  Les titres «Retard Canard» et «The Ballad of Moose Bruce» ne demandent que ça. A imiter le cheval en plein galops ou encore un gourou africain en plein rite sacré. Un gros paquet d’imagination et le tour est joué ! Et encore, je ne vous ai pas parlé du titre «What to Say». C’est simple, c’est là que Luke (le chanteur) vous susurre à l’oreille ses paroles. Très peu d’instrumentale à certain moment, il n’y a que sa voix qui raisonne. Il te happe littéralement lorsqu’il se met à monter dans les aigus et chanter «…what to say». Là tu ne peux t’empêcher de vibrer. Heureusement, il y a ses solos de guitare qui viennent à la fois faire monter la pression mais qui arrive aussi à la fin du morceau à apaiser la tension.

Une fois le moment sensuel (oui définitivement je trouve, que la chanson «What to say» est très sensuelle). Tu passes au titre «Blood, the sun and the water» que je me suis permise de surnommer « la chanson à ne surtout pas essayer de chanter». Typique la chanson à écouter avec vigilance. En tout cas dans un lieu public. Car même si le ridicule ne tue pas…et bien…et bien quand même ! La tête de votre voisin d’en face si vous commencez à vouloir faire comme Luke sur «I believe, I believe… ». Etant certaine, que vous n’arriverez pas à monter la voix de la même manière. Le résultat sera un tympan bien amoché pour le mec qui aura eu le malheur de se poser à côté de vous. Mais alors par contre, chez vous ou entre amis. Le ridicule est permis et dans ce cas «Blood, the sun and the water» est indispensable. Déjanté et travaillé à la fois !

Toutefois, erreur de parcours. Les titres « Higher & Higher» et «Nova Leigh» sont d’un ennui mortel et d’un intérêt proche du zéro. Voyons bon le côté des choses, les deux morceaux réunis durent sept minutes. Sept petites minutes qui te permettent d’aller te rafraîchir ou de t’enfumer les poumons pour reprendre ton souffle grâce au Born Ruffians quelques secondes plus tard.

Un album excellent du début à  la fin. Un début d’ailleurs marqué par le titre «Oh man» aux rythmes légèrement saccadés et brusque. J’avoue toujours détester le premier titre d’un album. Quelle surprise lorsque j’ai enfin découvert un album qui ne perd pas de temps. Dés la première chanson, les Born Ruffians ont le mérite d’être efficace.

Il en est de même pour le dernier morceau de l’album «At home now», le trio nous dit en revoir d’une façon très appréciable.  C’est  d’ailleurs un peu triste. Non pas d’inquiétude, il n’y a pas de violon à l’horizon. C’est simplement mon ressenti. Une histoire qui se termine. Une page qui doit se tourner. Un au revoir inévitable.

C’est sans doute que je n’avais pas envie que l’écoute du deuxième album « Say it » des Born Ruffians ne s’achève aussi vite. Beaucoup trop court…seulement dix titres.

Mais dix titres à ne pas manquer le 14 juin prochain !

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