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The Strypes – Snapshot

Je vous en avais déjà parlé en mai dernier à l’occasion de la sortie de leur EP : Blue Collar Jane. The Strypes, ce sont 4 irlandais originaires de Cavan, qui, avec une moyenne d’âge de 16 ans (mais une grande maturité musicale), sortent leur premier album qui est une merveille pour nos oreilles ! Pour en savoir un peu plus sur ces jeunes hommes qui ne cessent de faire parler d’eux, et principalement qu’en bien, je vous invite donc à lire ma chronique précédente.

Pourtant peu fan de blues, de rock’n’roll pur et de ryhtm’n’blues, The Strypes avaient réussi à me séduire en distillant un peu de pop garage et de rock des années 60/70. Après leur EP qui m’avait laissé sur ma faim, j’étais (très) impatiente d’écouter leur album, où on retrouve deux chansons de leur EP : Blue Collar Jane et What The People Don’t See et trois reprises : You Can’t Judge A Book By The Cover de Bo Diddley, Heart Of The City de Nick Lowe, Rollin’ And Tumblin de Hambone Willie Newbern. Exceptée I Can Tell, The Strypes ont composé toutes leurs chansons où on retrouve le mot “baby” toutes les 2 minutes. Léger bémol sur les paroles en général d’ailleurs, mais bon, n’étant pas bilingue et étant plus séduite par le son, ce n’est pas si “grave” en soit…

L’album s’ouvre avec Mystery Man. Un rock énervé, comme je l’aime. Un peu d’harmonica clôture le morceau, qui laisse la part belle aux guitares et à la batterie. Ça s’annonce bien, très bien ! S’ensuit Blue Collar Jane et What the People Don’t See, que je réécoute avec plaisir. Des morceaux dont on ne se lasse pas et sur lesquelles je danse le twist (mal, certes, mais je twiste !). Quelle puissance sonore avec She’s So Fine ! J’ai l’impression d’être dans un pub irish ! I Can Tell est plus blues. Comme j’y connais peu dans le genre, j’ai l’impression d’écouter du Elvis Presley, mais version rocky 2013. On est dans la ballade rythm’n’blues teintée de rock avec Angel Eyes, ambiance fin de soirée et 7 bouteilles de whisky plus tard. J’accroche moins. Quant aux 3 reprises, j’ai écouté les chansons “originales” pour me faire une idée, et même si on ne peut pas comparer des “monuments“ et des jeunes de 16 ans de 2013, j’émets une réserve sur ces reprises… Ce sont des chansons qui, quand on les écoute, sont chargées d’histoire et ont vraiment quelque chose de particulier. Que les Strypes les reprennent -même s’ils les reprennent bien- et apportent du pep’s (forcément), je dis “non”.

Car oui, les Strypes n’inventent rien, ne révolutionnent pas le genre, mais ce que j’apprécie chez eux, c’est qu’ils font revivre le rythm’n’blues du haut de leur jeune âge, un rythm’n’blues qui s’est enrichi des groupes des plus anciens aux plus récents, en passant des Beattles à Jake Bugg, un rythm’n’blues version 2013, qui mêle plusieurs genres musicaux et où les années 60 se marient avec les années 2000. En résumé, du bon son qui envoie ! Alors du coup, les reprises sur cet album, viennent, je trouve, un peu gâcher cette fraîcheur et ce renouveau que The Strype apportent. Même si cela reste, globalement, un album à écouter sans modération et un groupe à voir en live !

The Strypes – Hometown Girls

 

Snapshot,
Disponible depuis le 9 septembre (Virgin/EMI)

 

Tracklist :

1 – Mystery Man

2 – Blue Collar Jane

3 – What the People Don’t See

4 – She’s So Fine

5 – I Can Tell

6 – Angel Eyes

7 – Perfect Storm

8 – You Can’t Judge A Book

9 – What A Shame

10 – Hometown Girls

11 – Heart of the City

12 – Rollin & Tumblin

 

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