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Pamela Hute – Bandit

Il y a quelques mois, je tombais amoureuse de ce trio Pamela Hute, à l’occasion d’un EP déjà appelé Bandit. Aujourd’hui, l’album éponyme sort avec le label Tôt ou Tard. Justement, l’occasion pour vous tous de découvrir ce groupe bruyant et brillant.

Après des débuts plutôt discrets en 2007, deux EP et un album, sorti en 2009 Turtle Tales from Overseas, le trio Pamela Hute revient en force avec un album intitulé Bandit, qui devrait faire du bruit. Le trio français est surtout emmené par la voix et la personnalité de Pamela Hute, la chanteuse aux lunettes vintage. Un très bel accueil a d’ores et déjà été réservé à cet album, intellectuel, enlevé et plein de fraîcheur.

La musique de Pamela Hute ne ressemble à rien de connu dans le paysage musical français. Entre pop, rock, avec des injections électro, le trio va chercher les mélodies efficaces. Une fraîcheur qui fait du bien, sans jamais parler d’insouciance. Quelques chœurs, un rythme soutenu, une technique vocale imparable. Les textes sont en anglais, et la langue sied parfaitement au timbre de la chanteuse, qui se lâche dans l’univers qu’elle s’est choisie avec une voix qui aurait pu s’adapter à un tout autre genre. Elle aurait pu chanter des ballades gentiment pop, elle préfère se couler du côté rock de sa personnalité. On en tire un petit effet PJ Harvey, l’envoûtement enfumé et mystique en moins. La musique de Pamela Hute est joyeuse, survitaminée et sautillante. L’album se dévore comme une gourmandise, se savoure, se déguste… Des mélodies qui s’accrochent comme des kilos sur les hanches, parce que Bandit, c’est comme une tablette de chocolat : on se dit qu’on peut n’en croquer qu’un morceau, puis on se retrouve à engloutir l’intégral.

Pamela Hute doit, avec Bandit, se faire une place de choix dans la musique en France, sans quoi on pourrait penser qu’il n’y a plus de bonnes oreilles. Si déjà l’EP ne laissait augurer que du bon, une bonne surprise pour les amoureux de la pop-rock électro, l’album Bandit est vraiment réussi. Une pop entrainante, avec des morceaux qui sont (déjà) des tubes : Mastodon, The Radio (en boucle dans ma tête depuis deux semaines) ou Running Away. Les trois chansons se succèdent, et nous entrainent un peu plus loin dans la spirale Pamela Hute. Malgré les lunettes, elle ne se contente pas de s’avachir dans une sauce vintage qu’on a tendance à nous servir à tous les goûts. Bandit nous propose une musique savante (mademoiselle est une ancienne élève de Sciences Po, une cousine pour Camille ? Je lui souhaite la même success story). On est séduit par le très dynamique Vectorial Boy, déjà présent sur l’EP éponyme et au clip qui vaut le détour. Le succès s’annonce au rendez-vous.

Avec un EP composé de morceaux très soigneusement choisis, Pamela Hute ne faisait qu’une chose : nous faire saliver. On avait pris notre mal en patience. Ca y est ! Eh bien, ça valait le coup d’attendre (la sortie de l’album ayant été longuement repoussée), pour découvrir non plus cinq, mais onze morceaux acidulés sur Bandit. L’occasion pour ceux qui découvrent de se faire une opinion, et j’en suis sûre, d’adopter Pamela Hute. Pour ceux qui aiment déjà, l’occasion de se préparer à ce qui va suivre… Du talent.

Pamela Hute – Vectorial Boy

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