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Festival Fnac Live 2013 – Place de l’Hôtel de Ville – Jour 1

Après une édition 2012 réussie, nous voilà de retour au festival Fnac Live, place de l’Hôtel de Ville. Au programme du jour, Natas Loves You, Granville, Villagers, Palma Violets, Miles Kane, Oxmo Puccino et Olivia Ruiz. Mais -boulot oblige-, impossible de voir les trois premiers groupes… Ce n’est que partie remise: les Natas Loves You jouent à Troyes le 21 octobre, Granville est en tournée (prochaine date le 3 août au festival Rock’n’Poche en Haute-Savoie) et les Villagers passent au festival belge Pukkelpop, avec entre autres Eminem, Crystal Fighters ou Deftones.

On démarre donc cette soirée ensoleillée avec Palma Violets. Plein de cheveux dans les yeux, un chanteur-bassite, du garage-indie un brin psyché, un air d’adolescence… Anglais jusqu’au bout des notes, on leur prévoit un bel avenir, alors que leur premier album 180 est sorti fin février. Bon, par contre, il faudrait peut-être que le claviériste se décoince un peu. Pas un sourire de tout le live, on aurait dit Joseph Gordon-Levitt au plus bas de la déprime.

Avec son costume imprimé (j’ai eu beau m’user les yeux, je ne sais toujours pas si ce sont des petites fleurs, des étoiles, des ballons… Mayde mayde!), le dandy-rockeur Miles Kane a fait crier beaucoup des -jeunes- filles amassées le long des barrières. L’ex-The Last Shadow Puppets a été biberonné à la brit-pop et l’influence des frères Gallagher se voit dans la coupe de cheveux, dans le jeu de scène… Et s’entend forcément. Mais, l’intelligence de Miles Kane est d’avoir réussi à s’émanciper -un peu- de ses aînés. Venu présenter Don’t Forget Who You Are (tiens, tiens), l’Anglais sait se montrer proche du public, sortir deux ou trois regards charmeurs tout en restant relativement accessible. Et les petites touches de blues qui émaillent son nouvel album (petites oui, tout le reste est typiquement brit-pop) posent clairement la situation: Miles Kane ne veut pas être une pale copie de feu-Oasis.

Et on termine cette soirée avec Oxmo Puccino, le plus cérébral des rappeurs français. Un set de folie, intelligent et mature, tout en restant musicalement plutôt sympa, avec une basse des plus funky… Pas toujours convaincue par les concerts d’Oxmo (où je trouve qu’il en fait souvent trop), il m’a cette fois ci conquise, avec un style épuré, autant dans la tenue que dans le jeu de scène. Tout de suite, on se concentre mieux sur les textes, ce qui est quand même plus pratique pour un rappeur. Ces musiciens avaient le sourire jusqu’aux oreilles, à coup de tape dans le dos et de regards complices: ça fait plaisir à voir.

Oxmo Puccino – Pam Pa Nam

Bon, par contre, pas de photos d’Olivia Ruiz. Mais son live était comme à son habitude: calibré, efficace, reprenant les anciennes chansons qui ont fait son succès comme J’traîne des pieds, Les crêpes aux champignons ou La femme chocolat, ainsi que celle de son album Le clame et la tempête, sorti un peu plus discrètement l’année dernière.

Au lit, et on enchaîne le lendemain avec Raphael Gualazzi, Keziah Jones et Breakbot!

Crédits photo: Clémence Meunier

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