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Rock en Seine – Edition 2011


Y’a pas à dire, on ne se lasse pas de Rock en seine. Surtout avec un beau passe presse qui fait pâlir d’envie plus d’un, mais c’est une autre histoire. Nous voilà par ce « joli » mois d’août 2011 dans dans le cadre bucolique du parc de Saint-Cloud aux portes de Paris.

Jour premier :


La journée commence sous la pluie, les cheveux collés sur le cou, une bière courageuse à la main, en direction de la grande scène pour Odd Future. Exemple parfait de l’éclectisme d’un festival qui ne se veut pas uniquement rock, il s’agit de jeunes américains qui font du bon hip-hop US et qui n’hésitent pas à utiliser pour cela les clichés les plus déjantés. Ça mentionne des « dicks » à tout bout de champs, ça part parfois en impro (après tous les setlists c’est pour les nazes) et ça fait sautiller le public qui finit par oublier la pluie. Changement d’ambiance avec Herman Dune. Un peu folk, un peu blues, le trio donne un concert agréable et carré mais qui reste toutefois sans surprise. Retour sur la grande scène avec le groupe brésilien CSS avec sa chanteuse au look coloré qui se déshabille au fur et à mesure. On apprécie leur univers décalé, plein de bubulles et de surprises. Pour ma part il s’agit d’une des meilleures découvertes de la journée qui mérite d’être vue avant tout en live ! Et une écoute en ligne ensuite confirme mes premières impressions. A suivre donc… Ensuite vient un grand dilemme : d’un côté on a Big Audio Dynamite, un groupe au parcours impressionnant et de l’autre the Kills, qui n’ont plus besoin d’être présenté. On a tenté le moitié/moitié, ce qui fait qu’on a juste pu voir de loin les cheveux d’Alison Mosshart qui lui couvrait la figure. Les fans absolus de The Kills était extatiques et très trèèès nombreux… Mais aucun regret pour Big Audio Dynamite qui méritait le déplacement. Un groupe qui a du bagage, qui navigue dans différents styles tout en sachant rester original, ils provoquent chez le spectateur une envie de bouger dans tous les sens qui devient rapidement contagieuse. Avec un nom de groupe pareil il fallait tenir ses promesses, c’est chose faite. On passe à General Elektriks qui présente quelques chansons de son nouvel album. Tous habillés comme des sexys illusions d’optiques, ils mettent l’ambiance sans difficulté avec leurs sons électro riches et peu banals. Pour finir, tête à tête avec les Foo Fighters ce qui me provoque une bonne dose de nostalgie. La dernière fois qu’on s’était vus c’était il y a sept ans, sur la même scène… Ahlala, être jeune et insouciante de nouveau… On a vieilli chacun de notre côté, mais les Foo Fighters ont su garder cette pêche d’enfer, ces riffs uniques qui rendent leurs concerts aussi dynamiques et explosifs. Il n’y a pas que nous qui avons vieilli, rock en seine aussi dont les règles sont de plus en plus strictes comme le fait remarquer Dave Grohl aux types de la sécurité qui n’apprécient pas les débordements de la foule aux premiers rangs. « They’re just kids… ». De mémoire la foule est bien deux fois plus importante que lors de leur dernier passage à rock en seine. On se revoit dans sept ans pour Bercy, Dave ? La soirée se termine comme toujours avec des groupes électro ou technos pour bouger ses fesses jusqu’aux derniers métros. Perso les Foo fighters m’ont achevés et il faut garder des forces pour demain, donc direction le tramway et c’est une histoire à suivre…

Jour second :


Day 2 pour rock en seine avec un peu plus de pluie et beaucoup plus de boue, ce qui n’a pas découragé les festivaliers pour autant. (Bien le contraire vu les fringues de certains, on dirait qu’il y a eu quelques combat dans la boue lorsque j’avais le dos tourné). Ma journée commence avec Blonde Redhead sur la grande scène qui m’a fait oublier le temps pourri en quelques secondes. Ce trio a un charme magnétique, des morceaux hypnotisants aux contenus assez riches pour que l’on ne décroche pas même si l’on ne les connait pas. Je suis aussi tombée sous le charme de la chanteuse avec sa jolie robe blanche printanière (elle devait bien avoir froid la pauvre) qui apportait un souffle de fraicheur mêlé de mystère. Suit après Le corps mince de Françoise… J’ai choisi d’aller les voir sur la petite scène pression live pour : ne pas aller voir BB Brunes qui passait en même temps, mais aussi parce que j’avais maté leur clip avant le festoche qui est on ne peut plus intriguant. Le résultat est loin d’être décevant, un peu moins barré que ce à quoi je m’attendais mais plus de pep’ s, des mélodies sympas qui restent dans la tête et une chanteuse très charismatique. Un groupe à surveiller !De retour sur la grande scène pour The Streets qui a l’annonce du chanteur faisait leur dernier concert en France, au grand désarroi des fans qui étaient venus en masse. Un bon concert bien dynamique, un hommage à Amy Whinehouse qui a fait s’asseoir des centaines de personnes (dans la boue, oui oui), et on oublie que Q-Tip aurait dû occuper la scène. On continue avec Keren Ann et sa nouvelle coupe de cheveux. Bien soutenue par ses musiciens, la belle franco-hollandaise donne un bon concert où elle semble explorer toutes les possibilités que lui offre sa voix. Son style entre pop et folk est transcendé par son énergie sur scène et on ne décroche pas. Ma journée s’achève avec les Artic Monkeys, au milieu d’une foule en délire composée au trois quarts par des gens plus jeunes que moi (et je suis pourtant pas vieille !). Un vrai spectacle pour des vrais fans qui chantent en même temps qu’Alex Turner. Des riffs efficaces, un set carré et un plein d’énergie… Après j’ai trouvé qu’il manquait peut-être un peu de spontanéité, de fraicheur dans ce groupe qui se comporte déjà comme des vieux habitués… Peut-être qu’il me manquait la dose de fanatisme que mes voisins semblaient partager. J’ai eu toutefois le sentiment d’assister au concert du groupe phare d’une génération qui n’aura pas de mal à devenir mythique dans quelques années à la manière de Muse ou U2. J’ai quand même hâte d’être à dimanche pour Archive (c’est plus de mon âge).

Jour troisième


Rock en Seine approche déjà de la fin… Il reste à en profiter au maximum ! Un départ raté avec The La’s qui était sur la deuxième plus grande scène. Le groupe qui s’est reformé il n’y a pas longtemps est surtout connu pour There she goes, qu’ils ont expédié en une minute trente sans grande conviction. Le duo semblait perdu sur cette scène face à un public partagé (le choc des générations peut-être) et n’a pas laissé un souvenir impérissable, dommage…Comme il s’agit de la troisième journée de festival et que je commence un peu à fatiguer je me rends à la scène juste à côté pour voir Miles Kane. J’avais quelques appréhensions à cause de sa coupe de Gallagher wannabe et de ce que j’avais pu écouter rapidement sur disque, mais le live est une très bonne surprise. Miles Kane a une tête de minet, oui, et il le sait. Ce n’est pas pour autant qu’il tente de briser cette image ou qu’il se plie aux règles de la folk sirupeuse qui plait avant tout aux demoiselles. Il est content d’être là et le montre, se donne à fond dans le concert et séduit anciens comme nouveaux fans. Comme quoi il ne faut jamais rester sur ses aprioris ! Changement d’ambiance avec The Horrors. Ce groupe héritier de The Cure a hérité de la petite scène mais ils semblent déjà disposer d’une fanbase importante. Ils ne font pas dans la subtilité dans leur looks ou dans leurs musiques à mi-chemin entre le punk et le gothique mais avant tout ils le font bien, et c’est l’essentiel. Mention spéciale au guitariste qui réinvente le concept de « non vous verrez pas ma tronche ! » avec une chevelure imposante et magnifique. Pour rester dans une ambiance dynamique on passe à Deftones qui fidèles à leur réputation donne un concert magnifique qui fait bouger le public dans tous les sens. Le chanteur qui doit carburer aux barres énergétiques, est partout à la fois, le batteur se défoule avec puissance et le guitariste aime les guitares aux couleurs flashys. On ne peut qu’approuver. Et pour finir, quelle meilleure façon d’achever le festival qu’avec la prestation d’Archive… Présents sur scène avec un accompagnement de cordes, ils donnent un concert sans aucune fausse note, créant une ambiance magique et planante. Ils terminent avec un long Again, note finale parfaite.Et voilà, Rock en Seine c’est déjà fini, mais vous pouvez déjà commencer à faire des wish lists pour l’année prochaine…

Crédits Photos : Adèle Bacos & Anne-Charlotte


2 réponses sur « Rock en Seine – Edition 2011 »

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