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Festival Fnac Live 2011 – Edition 2011

Vous savez ce qu’on dit, le roi est mort vive le roi, et bien pour le festival Fnac Live c’est un peu pareil, notre jeune monarque succédant au Festival Fnac Indetendances a fêté son intronisation dans le cadre toujours aussi prestigieux de la Place de l’Hotel de ville de Paris. Plus nombreux que jamais malgré la météo mitigée, les sujets de sa majesté ont investi les lieux pour assister aux 4 jours de sacre offerts au public !

Oui 4 jours et non 4 semaines, allez savoir pourquoi mais après tout peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! 4 jours pour 4 plateaux et 4 ambiances … il y en avait pour tous les goûts, des parisiens de cœur venu de loin pour l’occasion, des électrons libres, des femmes de tête et même des artistes au son saturé ! Mais commençons dans l’ordre c’était déjà jeudi dernier …

Jeudi 21 juillet – Paris capitale du monde :

Paris, la culturelle, la romantique, à toujours eu une place particulière dans le cœur des artistes du monde entier, théâtre de nombreux mouvements et lieu de rêverie par excellence. Quoi de mieux pour célébrer Paris qu’un rêveur, c’est donc tout naturellement qu’Antoine Léonpaul à ouvert cette première nouvelle édition du festival avec ses histoires à sourire debout.

Mais prenez place dans notre noctilien planétaire avec à son bord Nadeah la belle australienne aux oreilles de chaton. Difficile de résister à ce flot d’énergie communicatif, le félin aux yeux de biche à joué de bon gré avec son public, et lui a même offert un titre inédit pour l’occasion !

Place aux traditions et retour à nos racines communes avec Mamani Keita qui ramena comme par magie un peu de soleil avec elle. Quel plaisir d’écouter l’entêtant Gagner l’argent français dans un cadre aussi symbolique !

Un autre univers une autre terre, c’est en Israël que nous nous sommes rendu en compagnie d’Asaf Avidan & the Mojos. Venus pour communiquer un message de paix à une époque quelque peu chamboulée par la bêtise ambiante. Petit voyage dans le temps avec ce rock inspiré par la scène US des années 70, un rock chargé d’émotion destiné à embrasser les foules.

A la croisée des routes entre la France, l’Amérique la Suisse et le Vietnam, c’est en habitués que les Moriarty ont offert un joli moment de communion, la foule reprenant les paroles de leurs chansons désormais passées aux rang de petits classiques.

Dernier set et non des moindres, c’est AaRON qui clôtura la soirée avec un show riche en émotions. Une belle performance du duo français devant un public électrisé !

Vendredi 22 juillet – Paris électroCité :

Paris la nocturne, la lumineuse, Paris électroCité, deuxième soirée place de l’Hôtel de Ville de Paris avec un programme tout aussi riche et diversifié que jeudi … et toujours sous la pluie !

Un drôle d’instrument tout droit sortit des années 80 (un omnichord), une voix aérienne et un univers onirique, c’est avec Owlle que nous avons recommencé notre périple musical sur le thème d’un paris digitalisé. S’il n’est pas évident d’ouvrir un set, la jolie rousse s’en est fort bien sortie embarquant sans peine le public dans son petit monde !

Est venue le tour de Loane, pas forcément très électrique mais assurément esthétique la jeune femme avec son univers de vraie fille était la petite touche sucrée de la soirée. Duo d’un soir aussi surprenant qu’à propos, nous avons eu le plaisir de voir monter sur scène Christophe,  que l’on retrouva plus tard, sur le titre Boby.

Pour ce qui est de l’électro les Marseillais de Nasser était tout ce qu’il y a de plus à propos et il ne leur a pas fallut bien longtemps pour la faire danser la Cité ! Avec un son taillé pour le live et de l’énergie à revendre, le Trio a soutenu son premier album le bien nommé #4 avec justesse et bonne humeur … reste à attendre le prochain live, bientôt de préférence !

A peine remis de nos émotions que nos électrocardiogrammes en ont repris un sacré coup avec le grand, le très perché Chilly Gonzales. A ce niveau de technique on peut tout se permettre et c’est bien ce que le virtuose Canadien s’est évertué à faire, dans sa tenu des grands soirs, charentaises et robe de chambre noire ! Tout y passe le classique se confronte au jazz, la rue entre dans les salons et la culture chers amis, y gagne ses galons !

Un peu d’action les filles, équipé de sa combinaisons de coureur de stock-car et d’un casque d’homme canon, c’est Cascadeur à qui il est revenu de passer derrière le monsieur au piano. Pas évident certes mais faisable comme l’a démontré notre artiste masqué avec sa pop atmosphérique à fleur de peau.

Une dernière ligne droite avec un de ces artistes qui sans que ça paraisse se sont inscrit dans le patrimoine génétique musical des Français. Affublé de ses éternelles lunettes de soleil, c’est Christophe qui à fermé la marche de cette soirée pas si electro que ça. On pense tous que les tubes de nos parents demeurent les tubes de nos parents mais il s’avère que se sont plus que jamais les notre, cela s’appelle l’héritage culturel et c’est inéluctable. La preuve en est, c’est tout le public et non les plus âges qui a entonné à l’unisson les paroles des Mots Bleus ou d’Aline !

Samedi 23 juillet – Paris Rebelles :

Paris ville indomptable, ville insolente …  Paris Rebelles. Une soirée féminine donc, mais sous le signe des femmes de tête ! Un samedi soir pas mou du genou, du tout !

Commençons donc par Luce, vous savez, la petite dernière du télé-crochet la Nouvelle Star 2010, « Rebelle » je ne sais pas, loufoque, extravagante ou colorée à la limite. Avec son univers trop récent pour être mur, la jeune fille a eu du mal à nous convaincre, non pas qu’elle n’y mette pas du sien, bien au contraire, mais justement c’est un peu trop joué pour nous. Attendons que les scènes passent et que la miss trouve ses marques avant de juger à vif mais tout de même un petit B – …

Et bien en voilà, une vraie rebelle, qui là où certains se cachent derrière les formules anglosaxones, Lisa Portelli distille un rock Français à la fois vif et sensé. Dans son élément sur les planches qui surplombent le parvis, la jolie rousse s’éclate et ça se voit, le public est content et ça aussi ça se voit !


Electro-Rock, Electro-Pop Electro-Punk ? les trois mon capitaine, Oh la la, le trio mené par Natacha Le Jeune (Ex As Dragon) a envoyé du lourd. Rebels les parisiens, très certainement !

http://www.youtube.com/watch?v=y9TdrihoJYI

Le calme après la tempête ? Au premier abord seulement, car Zaza Fournier, qui dans son tailleur très décolleté, n’a pas du laisser la gente masculine indifférente … a démontré que l’accordéon joué par une femme ça pouvait être Rock et ce non sans une pointe de sensualité !

En parlant de sensualité, j’en connais deux autres qui ont mis le feu au corps de ces monsieur.  Accompagnées de quelques musiciens et de deux magnifiques biquettes en plâtre, nos deux Brigitte sont arrivées drapées de tissu doré, pareilles à des pythies modernes, ondulant des hanches plus que de raison. Un show qui derrière ses extravagances visuelles valait son petit coup d’esgourde !

Affublée de sa crête des grands soirs c’est tout en énergie que Mademoiselle K à clôturé ce samedi soir placé sous le signe des femmes de caractère. Devant un public acquis comme jamais Katerine et ses trois acolytes s’en sont donnés à cœur joie pour enflammer la scène malgré le frimas.

Dimanche 24 juillet – Paris Rock

Paris … pas de jeu de mot pour le coup, paris ville rock un point c’est tout car c’est comme ça. Bon du coup qu’avions nous pour nous décoller un peu les tympans ?

De la nostalgie, des voitures bleu pastel et des planches de surf badigeonnées de wax, le décor est planté et le soleil a refait son apparition pour les Da Brasilians. Avec leur musique gorgée d’Américana, les normands ont ouvert le set sur une agréable note positive comme pour effacer les dernières traces de morosité d’un public en quête d’UV.

Surprenante programmation qui de premier abord ne sentait pas le cuir brulant et pourtant, car au détour d’une mélodie aérienne, Bertrand Belin a eu tôt fait d’emporter le public dans un tourbillon d’énergie rocailleuse ! Que ça soit à la scène où au studio, la magie de Belin opère toujours et ses histoires ont rapidement pris place dans notre imaginaire collectif.

Très inspiré par le rock hexagonal des années 90, Cyril Mokaiesh est un de ces écorchés qui puisent dans leur envie de changement (et leur idéalisme latent), l’énergie nécessaire pour écrire une musique prenante et sincère.  Très efficace en live,  à surveiller de près.

Bon décidément je ne sais pas qui a décidé de l’intitulé de la soirée mais je m’y suis perdu car si ce qui a suivi a peut être été avec Chilly Gonzales l’une des meilleurs prestation des 4 jours, mais il demeure que Selah Sue est tout sauf une artiste Rock. Reprenons donc, avec sa Folk imprégnée de soul et de reggae la jeune flamande a fait dimanche soir ce qu’elle savait faire de mieux,  inonder la foule d’une énergie démesurée ! Du haut de ses 22 ans, elle fait preuve d’une maturité scénique plus qu’impressionnante, à tel point qu’il nous a été bien difficile de sortir du crash de peur de perdre la belle des yeux !

Une interlude sonore avec le conteur-chanteur Florent Marchet. Un tantinet hors propos au regard de la petite Belge et de ce qui allait suivre mais qu’à cela ne tienne le chanteur de Courchevel à tenu bon et mis en scène son univers son univers avec justesse.

La fin la vrai celle des 4 jours de sacres mais une fin en forme de bouquet final avec en maîtresse de cérémonie rien de moins que Catherine Ringer ! Et pour citer la grande dame du rock français « Let’s cloture et vive l’amour ! » Et bien voilà, ça c’est Rock !

Crédits Photos : Céline Lili Faye

5 réponses sur « Festival Fnac Live 2011 – Edition 2011 »

Absolument génial ce report ! Avec des photos entrecoupées de textes on ne voit pas la lecture passer. Sur le Web = +1.

Well done !

Content que ça te convienne très chère en tout cas ce fut un bon moment trop court assurément !

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