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Diver – Kites

Dans la famille « Ballades pop-folk» je demande Diver
(Bonne) Pioche !

La légende raconte que le groupe s’est formé sur le toit d’une maison désaffectée de Berlin. Après un premier EP au printemps 2011, Diver nous livre aujourd’hui leur premier véritable album.

Ce jeune groupe germano-autrichien semble chercher l’harmonie et la pureté sonore à travers un savant mélange acoustique (guitare-percussions-piano) et un trio vocal intéressant. Aussi, si ce soir vous êtes usé par la journée et si l’idée de vous lever du canapé pour éteindre la télévision et aller vous coucher vous fatigue déjà, alors c’est le moment : écoutez Kites. Cet album chargé en émotions et prodigieusement apaisant vous hissera délicatement sur un petit nuage pour finalement vous déposer au creux d’un mol oreiller.

Dès la première piste – Illusions Stephan Ebert, Wolfgang Brucker et Olaf Schubert vous emmènent en balade… La guitare donne le rythme, les voix s’enchainent et s’entremêlent. Les percus et le piano interviennent ensuite, complexifiant irrémédiablement la mélodie. Aucun doute, Diver sait apprivoiser chaque instrument pour en dégager l’harmonie la plus simple et la plus honnête.

Si le groupe est certes « planant », il ne laisse cependant aucune place à l’addiction. A trop vouloir jouer la carte de l’émotion, ils manquent un peu de corps et les titres sont parfois substantiellement insipides. Pourtant, quelques pistes sortent du lot : au rythme d’un piano martelant trois accords ténus, 1,2 much et Summer retrouvent cette vitalité jusqu’alors absente. Rassurez-vous, pas au point de vous réveiller si vous dormez déjà…

Enfin, si les ballades de Diver sont réellement planantes, un élan rock serait néanmoins le bienvenu et permettrait probablement au groupe de s’envoler vers une toute autre dimension.

Sortie : 24 Septembre / Label : Differ-Ant

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