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Blink 182 – Neighborhoods

Avant toute chose, je précise que cela sera une chronique particulière étant une fan de Blink-182 depuis mes 12 ans. Blink, c’est mes années collège, mes années lycée et mes années fac où je me remémorais mes années lycée, mes années post-fac où je me remémorais toutes les autres années… Bref, Blink c’est le groupe qui m’a accompagné de partout. Forcément, j’ai été meurtri par leur séparation, et j’en voulais à Tom qui avait laissé en plan Travis et Mark. Et puis bon, les laisser pour Angel and Airwaves, no comment. (+44 de Travis et Mark, c’était quand même un poil au-dessus).

Passons les projets en solo de Travis Barker, quand Blink-182 s’est reformé cinq ans après, je guettais (quasi) tous les jours la date de leur prochain album et j’étais des plus heureuses quand j’ai pris ma place pour les voir en concert en juillet dernier. Mais je l’étais beaucoup moins quand ils ont reporté leur concert à 2012 … Alors quand j’ai enfin eu la possibilité d’écouter leur album, je vous laisse imaginer mon état. Après des années d’attente, j’allais enfin écouter leur nouvel album !

Neighborhood, 12 chansons (14 sur l’édition Deluxe). L’un des disques les plus attendus de l’année par les fans du groupe et les critiques punk-rock. Première écoute. Bouton play appuyé. C’est parti. J’écoute en faisant d’autres choses, sans être vraiment attentive. Oui, c’est bien, mais ça ne me fait pas plus d’effet que ça … Aucune chanson qui me fait stopper et dire “Mais c’est super, j’adore !” Je ne retrouve pas des morceaux à la Feeling This, à la Dick Lips ou à la What’s my age again, ni des Adam’s Song ou des Miss You et des Always. Mais d’un côté heureusement, cela montre que le groupe a évolué, tout comme ses fans. Cependant, aucun titre ne me marque spécialement, et comble du comble, je n’en retiens aucun…

Alors j’ai écouté et réécouté l’album. Des fois de manière répétitive. Des fois en laissant passer un jour ou deux. Et la même impression à chaque fois : celle de n’avoir retenu l’air que de deux ou trois chansons… Mais déjà, -et je ne pensais pas que je dirais ça un jour d’un album de Blink- 14 chansons c’est trop ! Pourquoi en faire autant ? Si on pense à leur live et si on prend compte que lors de chaque live, ils reprennent forcément les grands classiques du groupe, ils chanteront quoi, 6 chansons du nouvel album ?

Avec cet album, Blink-182 a l’air de dire : “On a mûri maintenant, vous voyez, on va plus roter ni péter sur scène et on va plus dire des “i wanna fuck a dog in the ass”. Ben oui, mais bon, je fais partie de cette catégorie de fan qui les aimait aussi un peu pour ça, pour leur côté “débile” sur scène et dans les clips, qui n’enlevait en rien leur côté bon punk californien. Mais si ce petit côté me manque dans cet album (dû à mon côté nostalgique du groupe), j’aurai été encore plus déçue si j’aurai écouté des chansons dans la lignée de What’s my age again, montrant que le groupe n’aurait pas évolué. Neighborhood est donc un album très qualitatif, Travis est encore plus excellent à la batterie et les voix de Tom et Mark n’ont pas changé. L’album marque l’évolution du groupe, une bonne évolution. Les titres sont travaillés, à la limite de la perfection. Le groupe à mûri et on voit vraiment qu’il y a de la recherche et un travail conséquent sur cet album qu’ils nous livrent. Super intro pour “Ghost on the DanceFloor”, bon refrain avec Mark sur Natives, et coups de cœur pour Even if she falls et Kaleidoscope. L’album est cohérent et efficace. Et si je n’ai pas été “séduite” par la première écoute comme je l’avais été pour chacun de leurs précédents albums, sachez que je n’ai pas encore dit mon dernier mot, et j’écouterais au moins encore une centaine (au minimum) de fois leur album, jusqu’à connaître toutes leurs chansons par cœur pour pouvoir m’égosiller lors de leur concert.

Label : Warp Records – Sortie : octobre 2011

3 réponses sur « Blink 182 – Neighborhoods »

Chronique assez originale de l’album. Tout fan de ce groupe, qui les a suivi depuis Buddah (c’est mon cas) et qui ont été bercés par « Caroussel », « Adam song », « TV & Bananas » ou encore « Always » attendaient beaucoup de ce nouvel album. J’ai rarement ressenti une aussi grande passion pour l’attente d’un album, un sentiment, comme au temps où internet n’existait pas et qu’il fallait faire preuve de patiente. Ce nouvel album est une réussite. Sa grande force vient du fait qu’il y a de tube potentiel à la première écoute car les morceaux sont plus complexes. « Up all nignt » après plusieurs écoute ne ressemble pas du tout à AVA, mais vraiment à Blink. Mes coups de coeur vont à des titres comme « Kaleidoscope », « Mh.4.18.2011 » (sur ce titre on retrouve Mark au sommet, son timbre) et « After midnignt » où on retrouve ce son si particulier à Blink, qui nous plonge vers cette candeur adolescente (young & hostile but not stupid). Blink possède un son et c’est sans doute le groupe qui a su le mieux traduire l’adolescence. Même si leur musique évolue, ils restent ce groupe qui a fait mes années lycées, le skate, les images de campus américains, le fun, et les maladresses avec les filles. Bonne écoute à tous. L’album se bonifie avec le temps.

6 ans. 6 longues années depuis cette année de terminale – je m’en souviens comme si c’était hier – rythmée par tous les titres cités plus haut. que dire de plus sinon: give in and
dive in !!

Merci pour ce superbe article 😉

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