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Aufgang – Aufgang

Aufgang - Aufgang

Plus qu’un premier album éclectique, Aufgang de Aufgang est une rencontre. Une rencontre entre Rami Khalifé et Francesco Tristano, deux pianistes classiques, étudiants à la prestigieuse Julliard School de New-York.

Réunis par leur passion commune du piano, et celle de l’électro qu’ils écoutent le soir dans les clubs de la grosse pomme(qu’ils fréquentent aussi assidûment que leurs cours, nous dit-on), ils seront rejoints peu de temps après par Aymeric Westrich, compositeur, producteur et futur batteur au sein du groupe Cassius.

Plus qu’une rencontre entre trois musiciens confirmés, Aufgang est avant tout une rencontre entre deux genres que tout semble opposer : la musique électronique et le piano classique. « Quel curieux mélange! » me direz-vous… Eh bien non, pas tant que ça. Classique et électro nécessitent tout deux une élaboration structuré et une précision mécanique. Certains morceaux d’électro peuvent même ce targuer d’avoir une structure classique en mouvements (certes souvent condensé en un seul morceau) avec déclinaison du thème principal (rappelez vous Krazy Baldhead).

Le génie réside dans le fait d’arriver à donner âme et vie à une musique construite de tel manière. Aufgang y parvient et donne même parfois une dimension organique à ses morceaux.

Ainsi le premier morceau de cette album « Channel 7« , avec ses accents JeanMichelJarresque, sonne déjà comme un titre phare de ce nouveau genre. Le piano, sur lequel se surajoute sons électro et batterie, y est utilisé mélodiquement et rythmiquement. Comme s’il avait été samplé, mais en y ajoutant des variation que seul la main humaine peut faire ressortir ainsi, l’instrument séculaire et polyvalent, joues tout les lignes de la partition. « Barock » (admirez le jeux de mots), si il débute comme un pièce pour piano dans le style auquel fait référence son titre, se voit vite adoucit par un beat électro chaud, qui n’est pas sans rappeler un cœur qui bat.

Pour ce premier essai, Aufgang nous livre un album expérimental qui pourra en dérouter plus d’un. Même si sur les neuf morceaux que comporte cet album, il est difficile de tout aimer, certains morceau méritent quand même le détour.

Alors a moins que vous ne supportiez pas le piano, que ce soit de manière viscérale ou parce qu’on vous en a infligé quelque années de pratique pendant votre enfance (Et ce dans le but d’assouvir un desir de gloire parentale peut-être…), ne… Et puis non! Même si vous vous reconnaissez dans les deux situations précédentes, tentez quand même l’expérience, car la démarche, parfois un tantinet Bartokienne, reste tout de même intéressante.

3 réponses sur « Aufgang – Aufgang »

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