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Nouvelle vague – Couleurs sur Paris

Nouvelle vague nous présente son quatrième album, Couleurs sur Paris et nous propose cette fois de revisiter la « Nouvelle Vague » française qui déferla à la fin des années 70 et sur les années 80. Marc Collin et Olivier Libaux transposent des standards du répertoire punk/new wave avec l’élégance de la Bossa Nova (Bossa Nova = New Wave = Nouvelle Vague) …

L’album débute avec une musique douce, aérienne et la voix de Coeur de Pirate sur « Voilà les Anges« . Une jolie et délicate mélodie où nait progressivement les rythmes bossa nova. S’ensuit un rythme plus lent, mais reconnaissable entre 1000, c’est « L’Aventurier« . La petite voix d’Héléna Noguerra et la voix chaude de Louis Ronan Choisy, toutes deux sensuelles. Un duo qui se marie très bien pour revisiter ce classique en intensité bossa nova. Très jolie reprise ensuite de « Weekend à Rome » par Vanessa Paradis. Le titre qui vous fait du bien, qui vous fait vous évader. Le titre lui-même incite au voyage et toute la chanson sent bon le sable chaud, les cocktails de fruits et la mer turquoise et paisible. Avis aux amateurs de la rêverie! Un petit plus à la voix qui chante les quelques vers en italien.

On enchaîne avec une chanson sans doute moins connue du répertoire français, mais qui vaut le détour, « Putain putain« . C’est d’ailleurs ce que nous propose également Nouvelle vague, nous faire (re)découvrir des titres plus ou moins obscurs des années 80. Camille colle parfaitement au style de la chanson. Chanson burlesque et déjantée qui vous fera sourire à tous les coups. Un grand classique encore, « Marcia Baila« , sûrement la reprise la moins intéressante de l’album. Bonne interprétation d’Adrienne Pauly, mais qui colle assez à l’original. Du vu et revu, il est difficile il faut le dire d’arriver à la cheville des Rita Mitsouko.

Une chanson un peu plus noire par la suite intéprétée par Julien Doré. Un style encore différent pour les amateurs de chansons d’amour tristes, « Anne cherchait l’amour« . « Ophélie« , sans doute ma reprise préférée de l’album. On y retrouve Yelle dans ce qu’elle sait faire de mieux: l’humour noir, sexuel et grotesque. Pas mal d’intensité dans l’interprétation, surtout quand on sait qu’Ophélie est en fait…zoophile. Pour la partie anglaise de l’album, reprise par Charlie Winston de « So Young but so Cold« , le chanteur y est fidèle à lui-même. Deuxième chanson en anglais, « Sandy Sandy« , où la jolie voix suave de Soko nous fait passer un bon moment. Petit bémol, on peut reprocher ici, tout comme dans « L’Aventurier », un manque d’intensité dû au rythme lent de la bossa nova.

C’est peut être là la limite de ce style musical qui s’exprime plus difficilement sur les chansons profondes que sur les chansons légères. Néanmoins, le challenge est plutôt bien réussi dans l’ensemble sur cet album, les interprétations et les voix des artistes y sont aussi pour beaucoup.

On continue avec « Mala Vida« . La belle voix d’Olivia Ruiz sur ce titre magnifique, tout simplement. Le charme de l’accent espagnol y joue peut être un peu, mais très belle reprise. « Où veux-tu que j’regarde? », petit moment de douceur par Emily Loiseau, suivi du charmant accent d’Hugh Coltman sur « Amoureux Solitaires« , comme un interlude. Troisième chanson en anglais, « Two People in a Room« , par Cocoon, dans leur style … La bossa nova leur va si bien.

Pour finir, trois titres : « Les Ailes de Verre« , « Déréglée » et « Je suis déjà partie« . Est-ce une impression personnelle ou l’album s’essouffle sur la fin ? Heureusement que le charme de Mareva Galanter, Mélanie Pain et de Coralie Clément opère malgré lui. Une fin d’album en demie-teinte toutefois.

Je vous invite donc à réécouter les chansons originales et à vous faire un vrai point de comparaison, et donnez nous votre avis!

Label : Barclay – Sortie : novembre 2010

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