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Kap Bambino – Blacklist

Cette nouvelle édition du festival de Dour nous donne l’occasion de replonger dans la musique de certains artistes programmés sur le festival. Les albums de certains seront donc chroniqués sur Adn afin de vous préparer comme il se doit à l’événement ! Voici la la seconde de la lignée.

Sorti il y a deux ans sur le label Because Music, « Blacklist » est un passage obligé pour tous les amateurs d’electro déglingué et déjanté. Au chant, Caroline Martial et sa voix aigue surplombe avec énergie et hystérie les sons electro/house balancés par Orion Bouvier, maître des platines.

Depuis sa consécration avec « Blacklist » son quatrième album, le duo bordelais a brassé des kilomètres, parcouru le monde et tourné au Japon, au Mexique et aux Etats-Unis. Techno répétitif et abrasif avec l’intro de Blacklist, le premier morceau de l’album, les influences s’enchaînent pour laisser place à de la techno-bass à la Détroit. Dès l’entrée en matière, le robot Kap Bambino est lancé à toute allure avec un côté saccadé et violent qui rappelle la techno tandis que les sons de « l’espace » remplacent Caroline au chant. Ces sonorités mélodiques sous formes de nappes étranges et non-identifiées rappelle la science-fiction et les univers aquatiques de Juan Atkins ou encore Drexciya (Blacklist en est l’exemple parfait). Kap Bambino retourne donc aux sources de l’electro aux commandes d’une musique samplée, modifiée, déformée. Cette musique machinique et viscéralement cadencée suit sa ligne de vitesse avec ferveur et sonorités bondissantes.

Plus techno sur Dead Lazers, plus disco sur Lezard, plus hardcore sur Red Sign, l’univers de Kap Bambino est tantôt industriel et underground tantôt électro rock traditionnel. On imagine aisément un bassiste avec eux sur scène tellement les lignes musicales rappellent certains passages de  Ghinzu ou Girls In Hawai (même si le son de Kap Bambino est davantage teinté electro). Et si le duo a autant de succès au Japon, c’est que le chant de Caroline rappelle celui des chanteuses japonaises de J-Pop. Son côté folle de chanteuse surexcitée l’apparente à une pile électrique, à des tubes inspirés de mangas, de consoles et de bruits de gameboy (Human Pills). Un album à ne pas mettre entre toutes les mains mais qui fait danser son lot d’écumeurs de pistes et de concerts éprouvants. Bonne écoute à tous !

Label : Because Music – Sortie : mai 2009

 

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