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Creature – No Sleep At All – EP

Creature-NoSleepAtAll

C’est avec une joie paroxystique et un plaisir immense que je m’apprête à vous livrer mon ressentit sur l’Extended Play, du très attendu (enfin pour ma part) « No Sleep At All« , premier album des canadiens de chez Creature. Je vous prie de m’excuser par avance, car mon engouement va me pousser à être logorrhéique.

L’histoire commence pour moi il y a quelques mois, lorsque après une nuit, une fois de plus écourté, je me retrouvais debout vers deux heures du matin, n’ayant plus envie de dormir du tout (cet album m’était-il pré-destiné). Alors que je me laisse porter sur la toile, le casque sur les oreilles, écoutant ici et là quelques web-radios… C’est là qu’ils ont débarqué. Plus qu’un premier contact avec un troisième type, c’est une révélation qui m’apparut. Une sensation bizarre ce mit à parcourir ma colonne vertébrale. Une onde traversant une à une mes épines dorsales,  se propagea,  pour exploser au niveau de mon fondement. Avant même que je pu m’en rendre compte, ce dernier oscillait déjà en rythme, sans que ma volonté ne soit impliquée. Une guitare enchaînait les deadnotes, imitant le scratch d’un DJ épileptique, avant d’exploser sur un rythmique rock-funk. Une voix féminine scandait un petit « hum » coïtal, avant d’être rattrapée par un « ahou » collégial ravageur. S’en suit un premier couplet d’une voie androgyne mystique qui parachève la conquête de mon esprit désormais aliéné. Lorsque j’entendis retentir les chœurs lyriques entrecoupés par une voix groovy et masculine, une larme perla au coin de mon œil, serait-ce enfin le retour du grand Georges CLINTON et de son parlement funkadelique (j’entends déjà les intégristes du fond, hurler au scandale). L’extase me parut éphémère, bien qu’elle durât 4’09 (eh oui mesdames pour certains c’est une prouesse).

A peine eu-je repris mes esprits, et sans avoir sur le coup compris ce qui venait de se produire (sifflements X-filiens), je me mis en tête, avec une obstination mulderienne, de retrouver la créature responsable de cette expérience auditive paranormale. Le titre s’intitule « Pop Culture », et serait l’oeuvre d’un obscure groupe canadien dénommer « Creature ». Après une connexion au vaisseaux-mère, j’apprends qu’il serait tiré de l’album « No Sleep At All » sortit outre atlantique en 2008. Impossible de retrouver le son par des moyens légaux, ou pas… Le désespoir s’empare de moi… Je suis fébrile, je tremble et mes viscère se nouent. La crise de manque aurait-elle déjà raison de moi. Soudain une lumière divine déchira les sombres nuages qui s’étaient formés dans mon esprit, l’archange Jiwa m’apporta son salut. Plusieurs écoutes débridées, me permirent de disséquer ce spécimen, l’exhibant à la communauté musico-scientifique de mes pairs.

Les mois s’écoulèrent. Le phénomène se banalisa. Certains aperçurent le phénomène créature, mettant « sa grosse race » à une Mademoiselle K anémie et manchabalaiïsé, lors d’une cover de « Magnicient Seven » des clashs dans taratata . Mon sentiment euphorique retomba (comme à son habitude), jusqu’au jour ou « Notre Président » me tendit l’EP de créature, tout en me chuchotant à l’oreille: « j’ai un énorme truc pour toi »…

Mais trêve de monologue, je redeviens factuel (ouais ouais on y croit tous). Creature se compose de quatres canadiens originaire de Montréal, tous plus doué les uns que les autres. En tête de peloton, on trouve le sympbolique prince Kim Ho, génialissime guitariste rythmique à la tessiture de voix et au flow si particulier. Puis CowBella au lead-voice, clavier et percussion dont les courbes et l’energie scenique ne peuvent laisser indiffèrent. Viennent ensuite sid-Z le batteur, et enfin ma préférée Meli Mae,  superbe bassiste.  Si leurs influences décrites sur leur myspace sont delirantes, elles sont très éclectiques en réalitéet et vont de Prince au B-52, tout en faisant un detour par le HipHop.

Pour revenir à cet EP, il nous annonce un album disco-punk haut en couleur dont la sortie est prévu pour le 29 juin prochain, et qui j’en suis sur va illuminer mon été et le votre je l’espère. Une seul ombre au tableau, « Pop culture » s’est paré,  lors de sa traversé de l’atlantique, de sonorité trop dancefloor, à mon sens. Et Certaines jeunes verges effarouché (non ce n’est pas une coquille) on juger bon de diminuer le volume sonore des petits « hum » coïtaux, jusqu’au seuil d’inaudibilité. Bref un remix aseptisé pour un marché qui se puritanisme de plus en plus.

Il ne me reste plus qu’a reprendre la route (sur un air de « The Lonely Man » de Joe harnell ). Je sais que la vérité est ailleurs. Un étrange informateur fumant des Morley m’attendait hier soir devant la porte de mon appartement. Il m’a juste dit, avant de disparaître par l’issu de secours, que certaines réponses aux questions que je me pose me seront révéler sur l’hippodrome de Longchamps le 27 juin prochain. Peut-être pourrais-je, là-bas, en apprendre plus sur la créature…

www.myspace.com/creaturecreature

1 réponse sur « Creature – No Sleep At All – EP »

Très bon article, je te jure que je l’ai lu!!!
RDV le 27 ;)!!!!!!
Pop….cause the culture…

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