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Up in Smoke Vol 3 – Live Report – 11.2011

Un festival un dimanche soir, pari difficile qu’ont relevé Garmonbozia et le Glazart. La tête d’affiche nous avait été conseillée au vu de leur prestation au Hellfest.

Sous une ambiance indienne, démarre le set de The Machine. Il nous parfume d’encens et rythme leurs sets de solos techniques et psychés qui font hocher la tête du public, venu assez tôt pour les voir. En résumé, court mais concis, la machine est bien huilée et les qualités techniques du guitariste, David Eering, y seront pour beaucoup. Malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de goûter pleinement à son chant, puisque très faible et assourdi.

Le temps d’apprécier  la présence, à la vente, de sérigraphies d’affiches de concerts, (ce qui est assez rare pour être souligné) que vient se mettre en place : Le chameau solitaire (Lonely Kamel).

Ce groupe venu de Norvège nous sort de la torpeur créée par The Machine et balaye les restants de fumée d’encens.
Définitivement l’outsider de cette soirée, de part leur style, plus blues rock, et de part leur chant, plus couillu, faisant parfois penser aux anglais d’ Orange Goblin. Leur musique de biker, plus que rock psyché, n’enlève en rien l’envie de les revoir fouler les planches parisiennes, et nous assourdir à nouveau de leur gros son de basse.

Puis, avec Samsara Blues Experiment, nous nous retrouvons à nouveau vers le style de la soirée : rythme moins soutenu, et chansons d’une dizaine de minutes de plus en plus puissantes. Le public se laisse porter par les solos de guitare, mais malheureusement, pas par le chant de Christian Peters dont le micro ne fonctionnait visiblement pas. Exit les chants Morrissoniens promis par le synopsis de la soirée. Malgré tout, le public n’y prêta pas attention au vu de leur très bonne prestation.

Enfin, le groupe, My sleeping Karma, était la formation que nous attendions tous, les yeux fermés, et les oreilles grandes ouvertes.

Au Hellfest, le jeudi soir, il ne fallait pas avoir trop picolé sur le camping pour avoir le privilège de les écouter (jouant à 11h le lendemain). Nous n’avons donc pas laissé  cette occasion de côté et c’est avec plaisir que nous nous sommes délectés à l’écoute de ces 4 musiciens hors du commun ! La basse un peu en retrait, les riffs de guitare clairs progressant vers un son crade et le clavier rappelant des groupes comme God is an astronaut. Des influences bouddhistes et hindoues sont aussi présentes sur des chansons comme Brahama, Svaatanya ou Satya qui sont de petits bijoux.

Je pense que l’animal se rapportant le plus à ce groupe doit être l’anaconda car leurs constructions musicales peuvent être comparées à sa manie de s’entourer doucement autour de sa proie avant de l’étreindre jusqu’à lui donner des convulsions.
Au final, la chasse a été bonne ce soir : un Chameau, un Biker et un Anaconda ! Où est-ce-que je vais mettre tout ça dans la jeep moi ?

Crocodile Dundee, alias Brian.

Crédits photos : Brian Ravaux



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