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The Vibrators Live – La Java – 2012

Il arpente les trottoirs, seul. Ses pensées voguent dans toutes les directions. Il observe la ville, ses grands immeubles gris qui reflètent la lumière de la lune. Il se sent perdu et petit face à cette immensité. Il saisit une bière dans son sac et la débouche d’un coup de dent. Quelque passant le dévisage en voyant ce jeune homme descendre sa Leffe en pleine rue. Il n’a que faire de leur jugement. Sa grande crête vacille a chaque bourrasque de vent. Il frissonne et resserre le col de son manteau de cuir orné de clous. Il s’assoit sur un banc et croise une bande de jeunes gens habillés en baba cool, probablement pour une soirée costumé. Il les observe s’éloigner en s’imprégnant des odeurs d’herbe qui se dégagent de ce petit groupe. Il boit une nouvelle gorgée et un sourire se dessine sur ses lèvres. Il ferme les yeux quelques instants et laisse son imagination prendre le dessus. Le ramenant à cette époque bénie des années 70- 80 où le punk n’était pas simplement un effet de mode. Mais une véritable façon de vivre.

Ses rangers résonnant dans les rues de paris, sa 86 à la main, il se dirige d’un pas assuré vers le squatte où il rejoins, comme chaque jours, ses amis. Chacun des murs de ce lieu arbore les noms de leurs groupes fétiches.
-Hey man ! lui dit un de ses amis.
-Hey
-Dis- moi tu fais quelques choses là maintenant ?
-Non pourquoi ?
-OK bah tu dis rien et tu me suis !

Ils se dirigèrent vers une petite cave aux allures de bar cubain nommée la java dans le 10éme arrondissement de paris. Toutes les générations se sont données rendez vous mais il lui semble, a la vue des différent look, qu’il ne va pas assister à un concert de pop. Ils descendent et commandent une bière. La salle tout en longueur le laisse perplexe. Après deux ou trois verres le  premier groupe entre en scène. Quatre punk semblant avoir la quarantaine s’installe.
– Salut à tous. On est le groupe spermicide. Vous êtes prêt pour un peu de ROCK’N’ROLL !!!

La salle reste timide tout comme l’interprétation du quartet. Sans être médiocre, ils évoluent dans un style punk rock très classique, agrémenté çà et là de blagues vaseuses n’aillant pour but que de faire rire leur potes. L’un deux totalement explosé déclenche même quelques embrouilles après avoir fait tourner son sac dans les airs, frappant le visage de plusieurs personnes. Le tout est desservi par un son pourri aux balances mal faites voire faites à la dernière minute, pendant la représentation. Le public reste sur sa faim et n’est pas franchement enthousiaste

-Putain si tu m’as amené ici pour voir une bande de guignols qui croit jouer dans son garage avec ses potes je peux retourner chez moi et faire la même chose.
-Attends Merde !!! Soit pas si négatif.

Ils prennent le temps d’aller fumer une clope et redescendent. Il lance un regard à son ami qui semble lui dire : t’as intérêt à ne pas m’avoir traîné ici pour rien. À peine furent-ils en bas que le dernier groupe se met en place sur scène.  À la vue des musiciens ses yeux s’écarquillèrent.
-PUTAIN DE MER…
-Je te l’avais dis !


Sans même répondre il se rue devant la scène, n’aillant que faire des reproches et des personnes qu’il bouscule. Devant lui se tiennent, à la batterie « Eddie », à la guitare Nigel Bennett, ancien membres des Members et à la basse Pete Honkamaki arrivé dans le groupe il y’a quelques années. À peine les premières notes de Wrecked  On You résonnent que le public et déjà dans une grande euphorie. Et THE VIBRATORS aussi. Ils sont heureux d’être là. Malgrè la joie qu’il procure, grâce à un punk maîtrisé et dans la pure tradition des années 70-80 il faut attendre la moitié du set avec Troops Of Tomorrow pour que le public se lâche. Pogos et Slam se mettent en route dans un joyeux bordel ce qui anime le groupe qui remet une couche de bonne humeur. « Eddie » nous montre même qu’après toutes ses années passées sur scène le Français ne lui fait pas peur. Au milieu de ce chaos festif il est en transe. Pour lui ce n’est pas un simple groupe qui se tient sur scène, mais de véritables légendes. The vibrators propose un set assez long de 14 chansons plutôt courtes en général, catchys, donnant envie au public de secouer la tête et de se laisser aller à la revendication et à l’anarchie. Cette prestation est d’ailleurs appuyée par des musiciens, connaissant le style dans lequel ils évoluent, maîtrisant leurs instruments à la perfection et aguerris par leurs nombreuses années sur scène. Il entendit les dernières notes de Kid’s A Mess et vit le groupe partir sous les salves d’applaudissements. À peine les vit-il sortir de scène qu’il hurla leur nom suivi d’un « We Want More ». La salle s‘empressa de le suivre. Les trois compères revinrent sur scène sous les cris du public. Il s’égosilla sur les dernières chansons Bad Time, Shaking All Over et surtout YEAH,YEAH,YEAH qui fut pour lui l’apothéose de ce concert. Il retrouva son ami au bar après une heure et demie d’un show intense. Il trinqua et, le sourire     aux lèvres, s’empressa de boire une gorgée

Sa bière vide le ramena à la réalité. Il poussa un soupir mélancolique. Il releva la manche de son blouson et observa le tatouage qui ornait son bras. «  PUNK’S NOT DEAD ». Un sourire se dessina en son visage. Il se releva et saisit son sac bien décidé à aller de l’avant. Un sentiment de liesse et de liberté s’installa en son cœur.

Chronique Guillaume BailleCrédits photos : Brian Ravaux

3 réponses sur « The Vibrators Live – La Java – 2012 »

Bonjour Guillaume, j’viens de tomber sur ton article concernant Spermicide.
Tu racontes n’importe quoi:
1: le son était bon, et bien meilleur que The Vibrators (après peut être était-ce trop fort pour toi !)
2: Spermicide a rameuté au moins la moitié du public et il y avait une bonne ambiance durant tout le concert (et le type au sac n’était pas le pote du groupe).
3:Evite ce genre de phrase dans ton article: »Putain si tu m’as amené ici pour voir une bande de guignols qui croit jouer dans son garage … » pour qui tu te prends? que tu n’apprécie pas le groupe, a ton aise, on s’en fout on peut pas plaire à tout le monde, mais on se connait pas, alors à l’avenir évite ça, c’est tellement facile derrière ton écran de te la jouer de la sorte ! c’est totalement lâche et crétin mais peut être est tu un gros crétin !!
pour finir: Je ne suis pas un guignol, mes potes non plus j’te connais pas et je t’emmerdes.
Prochaine date Spermicide: le 21 mars au Belushi’s Pub à Paris (Mo Crimée)
Willy

Moi je n’étais pas au concert mais y étais-tu aussi pour ne voir en la Java qu’une petite cave aux allures de bar cubain ? .. euh ça fait longtemps que j’suis pas allé à la Java mais quand même .. et pis arrête de faire ton blasé ça fait bien longtemps que ça paye plus d’cracher sur les premières parties .. des p’tits groupes sans prétention sinon celle de faire certes la même musique que les punks stars ( souvent des reformations )pour lesquels ils ouvrent mais au moins ils y mettent du coeur et autrement plus d’énergie ..  » sa bière le ramena à la réalité  » .. lol .. putain ça se saurait .. allez salut .. c’est toi l’guignol !!

Et bien, pourquoi tant de haine car si les membres de Spermicide sont des guignols, toi, tu n’es même pas au niveau zéro du journalisme… Non seulement tu écris en passant par l’intermédiaire d’un pseudo pote à toi (tu n’assumes pas ?) mais en plus tu te la joues groupie d’un vieux groupe qui avait un moins bon son que la première partie. Si tu n’aimes que les groupes « connus » files prendre des places pour la prochaine tournée d’Indochine car ça risque d’être complet rapidement.
Si Spermicide était une bande de guignols, t’en serais le leader, gros naze.
Même pas j’t’emmerde, ça serait te faire trop d’honneur.
Schouf

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