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Placebo – Loud Like Love


Et voilà le Placebo nouveau est arrivé !

Septième album, Loud Like Love bénéficie d’une (trop ?) importante médiatisation, à coups de teasing, promo, jeux concours, EP (B3, fin 2012, décevant)… Autant dire que le groupe met le paquet pour essayer de contrer le succès mitigé du précédent opus Battle For The Sun.

On reste tout de même éloigné du Placebo des débuts et de ses mélodies plus écorchées mais pour les puristes, Loud Like Love sera sans nul doute mieux accepté que Battle….

En tant qu’inconditionnelle, les deux premiers singles sortis de cet opus (Loud Like Love, servant d’ouverture, et Too Many Friends) m’ont toutefois laissée perplexe. Trop formatés radio, trop lisses, aseptisés, pas assez « rentre-dedans » on va dire. Donc avec l’album entre mes mains, j’ai peur. Le visuel déjà (on a connu mieux que ce vomi de couleurs non ?), puis seulement 10 titres (oh les gars, faut pas exagérer… !) dont 2 sur lesquels j’émettais des doutes au départ, cela risque d’être léger. Je zappe donc l’ouverture et son Loud Like Love (je conçois tout de même le côté « fédérateur » en concert, qui je pense, réconciliera certaines personnes avec ce titre), et là, première claque, Scene Of The Crime. On retrouve le Brian Molko aux mélodies efficaces, aux refrains bien calibrés et entêtants, le piano portant le titre à merveille. S’ensuit Too Many Friends donc. Bon allez d’accord, je l’écoute. Finalement, après plusieurs passages, ça coule mieux, même si c’est loin d’être du Placebo de grande qualité. Quatrième piste, deuxième coup de cœur avec Hold On To Me. Voilà une ballade comme le groupe sait si bien les faire. A écouter sans modération. Une voix écorchée, mélancolique, une sensibilité à fleur de peau, toute en douceur, un vrai petit bonbon. Pas le temps de rêvasser, Rob The Bank arrive avec ses riffs de guitare et sa ligne de basse bien pêchue et une construction bien comme il faut (on imagine la belle énergie en live). Un titre bien plus proche de l’album Meds par exemple, dont le producteur était Adam Noble, comme pour Loud Like Love. A Million Little Pieces nouvelle ballade portée par un piano, est mon troisième coup de cœur. Sûrement la pépite de l’album pour le grand public. Exit Wounds prend le relais. Un titre plus torturé, tant dans le texte, que dans la musicalité et le chant. Un bon morceau. Tout comme Purify, aux guitares saturées et à l’énergie bien présente, aux sonorités très 90’s. Begin The End prend la suite. Simple d’apparence, ce titre arrive à prendre aux tripes de par sa construction et le chant de Brian Molko. Encore un coup de cœur.

L’album se clot sur la ballade Bosco. Dubitative au début avec ce piano simpliste et cette voix à la limite niaise qui ferait penser à une chanson française débordant de sentiments, le titre devient intéressant au bout de deux minutes, avec une progression agréable et un violon qui soutient la mélodie.

En bref, un album plutôt cohérent mais trop court malgré des titres puissants. Dommage également que les singles choisis ne représentent finalement pas l’entièreté de l’album. Vivement la tournée ! (en concert à Paris le 10 décembre).

Placebo – Too Many Friends

Par Carine Long

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