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Paris Extrème Festival – Journée 2 Hardcore Stage – Elysée Montmartre – Mars 2010

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous nous rendons à l‘Élysée Montmartre pour 10 heures de violence sonore, dans le cadre de la première édition du Paris extrême festival. Pour cette deuxième journée, les organisateurs ont fait fort en réunissant le fleuron de la scène hardcore française et internationale, dont le retour en exclusivité européenne des californiens de Strife.

Dès notre arrivée sur place, après avoir manqué la prestation des quatre premiers groupes, nous sommes attaqués à la gorge par la puissance des britanniques de TRC. Malgré l’assistance encore clairsemée, nous sommes immédiatement bluffés par l’importance et la violence du pit. Les 6 anglais, portés par deux chanteurs totalement survoltés emportent le public dans leur univers teinté de chant hip-hop et de riffs percutants.

A peine le temps de se remettre de leur performance et de leur bonne humeur communicative, que les parisiens de « Providence » viennent nous étaler leurs récents progrès. Le combo a en effet acquis pas mal d’expérience lors de leur dernière tournée et cela se voit : énergie, précision et bonne communication avec le public. Seule fausse note : leur propagande malvenue pour le PSG, se terminant par un lâché de flyers au nom du club de football.

La journée continue avec deux groupes belges, « Nasty » et « Do or Die », qui malgré tous leurs efforts font retomber l’ambiance au sein du public qui montre alors ses premiers signes de fatigue.

Ce n’est pas l’arrivée sur scène de « The Arrs » qui va modifier la donne. Les parisiens, distillant un métal-core émotionnel chanté en français, ne sont malheureusement pas à leur place en ce samedi 100 % true-hardcore. Ils auraient été plus à l’aise le lendemain au côté D’«Arch Enemy » ou «Entombed».

Après plus d’une heure trente d’entracte qui a fait le bonheur de tous les bars et autres brasseries du quartier, nous retournons à l’Élysée Montmartre pour le bouquet final de cette journée de folie. Malheureusement, celle-ci se fera sans Kickback, pourtant annoncé et attendu par de nombreux fans. Le quatuor parisien a en effet annulé sa prestation à la dernière minute, chose trop récurrente pour que nous puissions vraiment respecter ce groupe. Les leaders du hardcore français ne semblent pas avoir une très grande estime de leur public, 9 mois après avoir insulté tous les festivaliers lors du dernier Hellfest.

C’est donc à Knuckeldust, l’une des meilleures formations d’Europe, que revient la lourde tâche d’ouvrir la deuxième partie de la journée. Dès les premiers accords, nous sommes impressionnés par la puissance et la lourdeur de leur son. Le tout nous prends aux tripes, malgré un léger manque de variations qui laisse une impression de déjà vu. La salle, pourtant beaucoup plus remplie qu’avant la pause, semble avoir besoin de se mettre dans l’ambiance et ne se lâche pas totalement. En à peine 30 minutes, les anglais auront accompli leur travail, mais nous avons hâte de les revoir au Hellfest pour un show un peu plus long et surprenant.

Après cette entrée en matière des plus efficaces, place ensuite aux 3 légendes de la scène hardcore américaine : « Skarhead », « Strife », et bien entendu les maitres du genre, « Agnostic Front ».

Pour leur retour sur les planches Parisiennes, les New Yorkais de « Skarhead » se sont montrés des plus généreux, sautillant dans tous les sens. Leur son n’est pas le plus puissant de l’histoire, mais force est de reconnaître que la bonne humeur des 6 gaillards est communicative. Leur musique se fait légèrement plus métal que leurs confrères, avec des riffs totalement entêtants. L’efficacité de leur set doit beaucoup à leurs deux chanteurs, et notamment à Lou Diablo, qui en 2 mots est capable de rameuter toute la salle à ses pieds. Leur show défile à une vitesse folle sans temps mort et l’on ressent chez tous les musiciens un grand honneur d’être présents. Encore une fois, le set paraît trop court (30 minutes) et nous laisse un peu sur notre faim.

A peine le temps de reprendre notre souffle que « Strife » déboule pour son unique date européenne, afin de mettre une bonne raclée à tout le monde. Pas grand chose à dire tellement leur présence scénique est énergisante. Toute la salle semble happée par la puissance de feu des californiens, emmenés par la voix, peu originale, mais tellement entrainante de Rick Rodney. Sans artifice, le groupe sait s’y prendre pour mettre le feu à une salle grâce à des compos qui, sans réinventer le style, font mouche à chaque accord.

En 45 minutes, qui ont paru beaucoup trop courtes, « Strife » a totalement répondu aux attentes des fans et a su donner à cette journée une dimension supplémentaire.

Il ne reste alors pour « Agnostic Front » qu’à achever le travail et épuiser les dernières ressources du public, qui commence à donner des signes de fatigue. Après une mise en route sans grande saveur, le classique « For my Family » lance vraiment le concert des légendes de la scène hardcore New-yorkaise. A chaque nouvelle tournée, le groupe ne se réinvente pas mais accomplit sa mission, à savoir mettre un bordel de folie dans toutes les salles où ils passent. Bien sûr, la voix de Roger Miret ne va pas en s’améliorant et Vinnie Stigma a du mal à maitriser sa gratte pendant une heure, mais l’ensemble est toujours aussi jouissif. Nous comprenons alors mieux pourquoi leur statut de leader n’est toujours pas menacé. Roger Miret compense ses faiblesses vocales par une énergie que beaucoup de gamins pourraient lui envier. Afin de nous achever, ils nous balancent un « Gotta Go » qui conclut cette journée dans une ambiance de malade, où chacun jette ses dernières forces dans la bataille.

Après cette dernière folie, il est temps pour nous de rentrer au bercail et de récupérer de ce marathon hardcore. Il ne nous reste plus qu’à  remercier Garance de nous avoir organisé cet événement unique en Europe pour tout fan de Hardcore qui se respecte. Ce type de festival indoor d’envergure internationale est tellement rare dans notre pays, que nous ne pouvons que les féliciter pour cette organisation sans faille. Il est notamment remarquable que, malgré 13 groupes à l’affiche, aucun retard de timing n’ait entaché cette programmation parfaite.

Crédits photos : Brian Ravaux

3 réponses sur « Paris Extrème Festival – Journée 2 Hardcore Stage – Elysée Montmartre – Mars 2010 »

Vraiment pas terrible ce report…
Sympa pour les photos…Mais merci le texte. Autant envoyer un sms la prochaine fois.

ça fait un moment que je cherchais des photos du fest et là je tombe sur une photos de wam en plein moshpart (nasty live1). HARDCORE PRIDE!!!

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