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MOPA Live – Glazart – 05.2011

En ce 31 mai, le trio toulousain MOPA était en concert au Glazart, une aubaine pour moi qui les avais toujours vus à Toulouse à moult reprises et qui ne pensais pas pouvoir les croiser sur une scène parisienne durant mes six mois dans la capitale. Après avoir chroniqué The Red Sessions, se rendre à ce concert était le cheminement logique pour suivre l’évolution du groupe. Deux sets nous attendent ce soir-là, un acoustique et un saturé.

Premier constat, le trio a changé sa « formule ». Autrefois « autiste » Milka nous annonce « Avant j’étais dans mon monde, mais je me suis mis à parler. C’est plus sympathique ». Ainsi, le trio que j’avais toujours vu assis et silencieux entre chaque morceau, salue le public, les remercie « Merci beaucoup d’être venu à une heure où nous sommes encore sur la digestion ». En effet, il est à peine 20h30 quand le groupe commence à jouer. Cravatés et en vestes noire, les MOPA commencent cette première partie en mode acoustique afin de présenter « notre nouvel album qui s’appelle « The Red Sessions ». Si Anchrorage, After, Amen, My Girl et Red rendent bien sur le CD, les morceaux semblent anémiés dans ce live. Le show est calme et les paroles sont débitées avec trop de douceur. Sans cette rage primale du chant screamo, l’émotion est moins palpable et dans la salle certains sont restés en arrière pour discuter. Qu’à cela ne tienne, apprécier un concert de MOPA c’est accepter une ambiance intimiste et contemplative.

Lorsque A Backward Glance On a Travel Road entre en scène, le public comprend que le concert va être dans une veine mélodieuse et atmosphérique. Le chanteur, également membre de Hypno5e, groupe de metal expérimental, porte un t-shirt à l’effigie de cet autre groupe. Alors qu’Hypno5e s’affirme comme une référence, ce concert nous permet de redécouvrir ce side-project folk/acoustique/alternatif dont l’album remasterisé est disponible depuis mai dernier. Des samples, on en retrouve sur tous les morceaux, et grâce aux deux guitares acoustiques des influences musicales boliviennes se révèlent à nous. Emmanuel et Thibault ont basé ce projet sur l’exploration de l’apesanteur, du cinéma et des blessures intimes. Un show posé et porté par une voix douce et aérienne. D’un morceau à l’autre aucun mot n’aura été prononcé, le calme absolu pour une musique digne d’attention.

Reviennent alors les trois MOPA dans leur tenue de scène habituelle pour leur set screamo, Milka avec son couvre-chef et les bras nus, le pianiste en mode possédé et le batteur torse-nu. Du MOPA comme on l’aime, avec cette ferveur et cette sauvagerie brute qui les a fait connaître. Le trio nous a joué Amen, There Will be No One My Girl, After You, Just Like You and I (morceau sur lequel Milka descend de scène pour aller frotter son micro contre l’un des piliers de la salle). Morceau torturé, screamo à souhait, qui laissera place au dernier du show, I am An Island. Milka accroche son micro au plafond, le laisse pendre et le saisit pour y hurler ses dernières complaintes.

Les nombreux t-shirts de MOPA dans la salle attestaient du type de public présent, des fans avérés. Ce fut un concert posé, sans cris ou applaudissements déchaînés mais un très bon show tout de même. Je regrette de ne pas pouvoir parler de Branson Hollis mais nous sommes malheureusement partis avant leur show.

Crédits Photos Charlotte Noailles

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