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Krazy Baldhead – The B-Suite

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Dans la série des « j’ai pris une grosse claque » ou des « il faut à tout prix que vous écoutiez un son », je vous présente Krazy Baldhead, qui signe avec The B-Suite, l’album le plus original de l’année en matière de musique électronique. Une œuvre à la fois baroque et complètement urbaine qui s’inscrit dans une volonté de briser les codes mercantiles … que la scène électronique actuelle s’évertue à appliquer au grand détriment de ce qu’on appelle l’apport culturel …  oups j’ai dis quelque chose qui fâche …

Krazy Baldhead, alias Pierre-Antoine Grison est un musicien français natif de la bonne ville de Marseille. Ayant accroché l’oreille de Pedro Winter (ex manager des Daft Punk)., il signera quelques maxis avant de sortir en avril dernier cet « autre chose » sonore qu’est The B-suite sur le label Ed Banger.

A l’instar de la musique classique, Krazy Baldhead a décomposé son album en quatre mouvements eux mêmes composés de parties. Pour respecter la démarche,  Je vous propose donc de décomposer cette chronique à la manière de The B-Suite …

1er Mouvement :
Composé de quatre parties, de ce premier mouvement se dégage une ambiance assez anxiogène qui rappelle dans l’intention l’univers sonore du Brésilien Amon Tobin. Les violons sombres de la première partie installent le thème et laissent finalement place aux nappes de synthés de la seconde. La troisième partie reprend le thème au sein d’une structure plus électronique qui s’accentue dans la quatrième partie. Le Rythme ralenti et le second mouvement me fait savoir qu’il est prêt à vous parler de fusion Jazz …

2ème Mouvement :
Le deuxième mouvement démarre et brouille tous les repères avec une intro qui rappelle les films d’investigation. Puis la clarinette reprend le dessus pour teinter de jazz ce Trip-Hop multipass. Puis soudainement un petit silence, une basse qui slappe, le thème qui reprend et « Tes » qui pose son flow old-shool. La piste s’achève sur un beat au ralenti, une clochette retenti et le morceau reprend avec toute la force du hip-hop des année 80, grosses nappes de synthé à l’appui ! On termine avec une variation à la limite du Break-beat. Sans conteste mon mouvement préféré !

3ème Mouvement :
Pour ce mouvement mon ami, l’inde s’invite chez toi avec ses cithares et ses piercing dans le nez … on est a peine dedans que la piste bascule dans un Hip-Hop ethnique speedé servi par « Big-O ». Les basses de la deuxième piste s’écrasent et un lead de synthé s’élève, une instru construite comme une montagne russe. Avec la piste trois, c’est un peu l’évangile selon Laurent, car c’est son morceau préféré et dès lors, c’est une référence en soit. Un subtile mélange de cœurs sacrés et de chants disco ! Le mouvement s’éteint sur une piste aérienne qui repose nos corps fatigués par tant d’énergie dépensée.

4ème Mouvement :
Ce qui est certainement le mouvement le plus audacieux techniquement, est aussi le moins accessible pour les néophytes. Entre Dub, electro jazz et dancefloor, les  cinq pistes de cet ultime mouvement, nous invitent à plonger dans un monde angoissant qui fermera ses portes sur un featuring enlevé du talentueux Beat Assaillant.

Un album riche et très bien construit qui intègre un grand nombre d’influences sans jamais s’y perdre. Un de ses disques aussi inclassables qu’ indispensables qui font les discothèques de qualité. Chapeau bas !

Label : Because – Sortie : Avril 2009

2 réponses sur « Krazy Baldhead – The B-Suite »

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