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Jay Jay Johanson – Spellbound

La douceur du printemps s’annonce avec le retour du délicat crooner suédois, Jay Jay Johanson et de son nouvel album Spellbound. Ce nouvel opus vient étoffer une discographie qui témoigne d’une décennie productive depuis son superbe premier essai sorti en 1997, Whiskey, à la tristesse abyssale.

A l’écoute de Spellbound on constate que ce féru de jazz – on ressent nettement l’influence de Chet Baker – marie toujours avec bonheur le cool, l’easy-listening, le trip hop et la bossa nova.

Sur An Eternity, Jay Jay Johanson remonte le temps et nous plonge au coeur des 50’s et de l’apogée du Jazz West Coast.

Ses compositions aériennes – le vaporeux Suicide is painless ou encore Shadows et The Chain – sont emmenées par sa voix suave, aussi subtile qu’un murmure, qui ajoute à la sereine beauté de l’ensemble.

Le titre Monologue peut, quant à lui, évoquer lointainement le folk poignant de Tim BUCKLEY mais c’est le raffinement des rythmes Bossa Nova de Blind qui nous transporte.

Jay Jay Johanson qui affectionne les ambiances mélancoliques et les effets dramatiques produits par la musique orchestrale – il a d’ailleurs composé une bande originale de film – nous livre ici un album globalement plus apaisé qu’on dirait davantage versé dans la nostalgie que dans l’expression de la douleur de vivre.

2 réponses sur « Jay Jay Johanson – Spellbound »

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