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Foreign Beggars – United Coulours Of Beggattron

ForeignBeggars-UnitedCouloursOfBeggattron

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil en cuir marron usé par les rayons du soleil. Les yeux perdus dans le ciel ensoleillé que vous apercevez par la baie vitré du dernier étage de votre building, un cigare dans une main, un verre de bon vin blanc sucré dans l’autre … à oui, et dans vos oreilles, le dernier album de Foreign Beggars : United Coulours Of Beggattron.

Il ne s’agit pas là d’un album à proprement parlé mais plutôt d’une mise en ambiance tamisée, tout du moins pour la première partie de l’opus. N’entendez pas par là ; musique d’ascenseur ou R&B aseptisé. Comprenez plutôt : Hip-hop aux influences Soul et Blues tirant plus vers les 90 que les années 2000. Autant dire l’âge d’Or du Hip-hop ou les samples et les phrasés étaient planants et la musique véritable source d’évasion.

Outre l’introduction quelque peu inutile, la lumière se tamise dès les premières envolées lyriques de « Higher » avec un beat très Roc-A-Fellien. Un petit scratch du « Yall know the name » de PHAROAHE MONCH en guise d’intro pour le second morceau « Keep It Comin » et le beat G-funk vous fait planer ; tout comme le refrain chanté de « Break Free ».

Assez reposé ? Besoin d’énergie, que dis-je, d’être électrisé pour repartir sur courant alternateur ?

Changement de décor avec « Don’t Dhoow It » et sa sonorité si expérimentale, voir épileptique, que la tête bouge mécaniquement. Idem sur « Asylum Bound » avec son effet écho stressant et sur le pesant « Prove It » où les lyrics de GUILTY SIMPSON ne semblent pas très inspirés. Enfin, « No More » ressert le couvert de l’électrique avec un beat trop électronique pour être apprécié dans son intégralité.

Malgré les interludes « Hereford Hospital » ou « Corridors« , aussi peu intéressantes que l’introduction ; l’album rebondit au sens propre comme figuré avec « Seven Figure Swagger » et son instru proche du « Shorty » de NICK CANNON, avec en plus un riddim dancehall pour le refrain. Même entrain sur « Contact » et son voltage intense ou encore sur le minimaliste et très BAY AREA qu’est « Shake It« .

Sans oublier les bonnes tracks rappées mais classiques que sont « Get A Bit »  et la très (trop?) courte « Big N’ Black » et sa minute 23, l’album se ponctue avec un synthé et une voix tout droit venue du début des années Dance sur « Keeping The Line Fat« .

En somme, Foreign Beggars donne à boire (du vin?) et a fumer (un cigare?) via ses Couleurs pas si unies que ça … enfin, les couleurs, c’est une affaire de goût.

Label : Dented Records – Sortie : Février 2010

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