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Festival – Pause Guitare 2010

Avec une programmation étalée sur quatre jours, cette 14ème édition du festival Pause Guitare a attiré un public nombreux grâce à l’attractivité de ses sept scènes (quatre payantes, trois gratuites – concerts publics). Depuis la Fête de la Musique, les rues du centre ville d’Albi n’ont jamais été aussi bondées, preuve d’un vif intérêt pour l’événement et les artistes sélectionnés. Le temps a également accordé son soutien à la manifestation en accordant aux promeneurs et festivaliers quatre jours de soleil.

Le mercredi, c’est avec Cats on Trees que je débute la soirée (j’arrive trop tard pour Albin de la Simone et Hugh Coltman). La musique du duo piano-batterie est magnifiée par le cadre idyllique de la scène située sur les Arcades (derrière la Cathédrale Sainte-Cécile, au dessus des Berges du Tarn). Le soleil tombant et les couleurs changeantes du ciel participent à l’ambiance harmonieuse qui s’établit entre Yohan (batterie) et Nina (chant et piano). Les deux toulousains imprègnent la scène d’une aura de rock classique/psychédélique, entre teintes surnaturelles et musique japonaise. Délicatement le duo se retire au bout d’une heure de magie, le piano restant fluide dans nos mémoires et le jeu des lumières se rappelant à nous tandis qu’ils nous saluent et se retirent. Pour cette journée, c’est le seul groupe que je vois et il a suffit à me combler jusqu’au lendemain.

Nouvelle journée, nouveaux artistes, jeudi accueille Soan, Cœur de Pirate, Renan Luce et Olivia Ruiz sur la Place Sainte-Cécile et c’est sur cette scène que j’établis mes quartiers. Soan est habillé en baba cool, l’ambiance sympathique et les paroles clamant la bohème, les femmes, l’instant présent, et ce sous l’œil adhérant d’un public conquis. Une belle prestation pour un groupe tout en sourires et en délicatesse. Afin de goûter aux scènes gratuites, je file à La Pena pour écouter Syka James, une jeune chanteuse française qui enivre par la douceur de sa voix tous les festivaliers et touristes venus manger un morceau aux stands montés à l’occasion du festival. Dedans comme dehors, cela vaut la peine de tendre une oreille attentive à ce qui se joue. La soirée continue ensuite avec Cœur de Pirate qui affiche salle pleine ce soir-là. Avec Renan Luce et Olivia Ruiz qui enchainent après elle, le public est visiblement heureux d’avoir fait le déplacement. L’ambiance est bonne et dans la fosse comme dans les estrades les spectateurs applaudissent.

Vendredi, Mickey 3D, Patti Smith, Brigitte Fontaine et Jacques Higelin remportent un franc succès tandis que des promeneurs et autres music addict viennent écouter Michel, conteur et troubadour, qui nous divertit avec des histoires musicales. Puis, Control’C composé de musiciens aux cheveux longs qui jouent majoritairement des reprises de blues et de rock. Une agréable prestation qui rappelle l’apogée du rock’n’roll des années 60. Sur la même scène, la troupe d’Azad, groupe de ska reggae orchestral festif fait apparaître les premiers pogos et slams du festival. Il faut dire que le groupe a beaucoup joué dans le Tarn, et que la plupart des jeunes albigeois les ont déjà vus en concert. L’ambiance est chaude, leur performance un triomphe de bon humeur et de danse. Les musiciens bougent, le public aussi, une belle soirée qui s’achève à 01H00.

Samedi, dernier jour du festival… Pause Guitare termine en beauté avec cette soirée consacrée à quatre grands groupes actuels de rock (deux français, un anglais et un belge). Le public est majoritairement composé de lycéens et d’étudiants qui viennent applaudir énergiquement Revolver, puis vient le tour de Pony Pony Run Run (gros buzz médiatique cette année), Ghinzu (le groupe a joué aux Eurockéennes il y a tout pile une semaine) et Archive (présent sur tous les plus grands festivals d’Europe). Le public s’est fait plus rock’n’roll ce soir ! Plus fou, monté sur ressorts car ravi de bouger sur les morceaux titres qui ont fait le succès de ces groupes de référence, et ce pour le plus grand plaisir des organisateurs et des artistes. Cet élargissement à de la musique de renommée internationale et acclamée de la jeunesse permet à Pause Guitare de rappeler l’intérêt premier de la musique : le partage et les échanges intergénérationnels. Cela permet aussi au festival de focaliser l’attention sur la qualité de ses choix de prog’. On attend déjà avec impatience celle de 2011 !

Crédits Photo : Charlotte Noailles

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