Catégories
Chroniques

Austra – Olympia

Joie: les génies canadiens d’Austra nous livrent enfin leur deuxième album, intitulé Olympia. Et Olympia, eh bien c’est de la balle.

J’avoue, j’ai eu un petit moment d’hésitation quand j’ai vu la pochette pour la première fois, très tendance seapunk-ex-fan-des-90s, et donc loin de l’imagerie goth qu’on avait pu associer au groupe par le passé. Mais au final, c’est logique: Stelmanis (la chanteuse et chef de la bande) a toujours avoué avoir un penchant pour la dance music, et là on est souvent pile dedans. Pas que, heureusement (toujours autant d’harmonies denses, de mélodies splendides et de chant lyrique), mais effectivement Olympia, tout en s’inscrivant tout à fait dans le sillage de son prédécesseur,  est un peu moins sombre, et plus dancefloor.

Oscillant donc entre dark wave romantique et synth-pop dansante, ce nouvel album est aussi plus personnel au niveau des lyrics, mais a -paradoxalement- été composé collectivement avec pour base les ébauches de Katie. Les thèmes abordés par le groupe varient entre l’amour, les relations, les regrets, mais aussi l’espoir.

On notera une immense précision dans la voix et la production, les arrangements sont hyper méticuleux. Toujours empreints d’une certaine dimension dramatique, certains morceaux dépassent un peu les limites des genres musicaux: typiquement quand des mélodies plutôt graves divinement interprétées par Stelmanis sont rattrapées par les choeurs guillerets de Sari & Romy Lightman (We Become). A ceci s’ajoutent parfois de nouvelles percus exotiques (marimbas et autres) ainsi que des petits sons de clochettes qui contribuent à nous transporter illico dans l’univers enchanté du groupe weirdo le plus cool du moment.

Chronique réalisée par Tamara Tabet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *