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Abstraxion – Break Of Lights

Abstraxion, Break of Lights. Déjà, le titre de l’album m’a séduit, le nom de l’artiste me paraissait en dire long sur le style musical auquel j’allais avoir affaire.

Un style musical abstrait ? Est-ce bien cela que « Abstraxion » suggère ? Après l’écoute de Break of Lights, je pencherais plutôt vers la concordance avec l’expression « faire abstraction de ». Ignorer tout ce qui se trouve autour et à l’intérieur de vous. Le bruit, les gens, les problèmes, les douleurs… C’est ainsi que se révèle aisément le potentiel onirique de cet album composé par Harold Boué, lorsque vous posez un casque sur vos oreilles et que vous écoutez pleinement et attentivement.

L’entrée en matière avec le morceau « White Rain » annonce directement la couleur. On découvre quelques notes de synthétiseur, puis l’installation d’un lent tempo crée l’ambiance. Une ambiance lourde et pesante, mais qui incite cependant à l’évasion. On distingue une nette progression tout au long du morceau, notamment par l’arrivée de la présence vocale assurée par Chloé. Même si, personnellement, je ne pense pas que la vocalisation apporte un réel plus dans ce type de musique, j’admets que la composition est bien réalisée. Les doux murmures de la chanteuse  se marient parfaitement à la guitare et au synthé.

En  revanche, et c’est là que ma déception s’est portée, le troisième morceau « Every Night I’m Lying » ne correspond pas à l’atmosphère propice à l’introspection, comme je me l’imaginais. Et c’est justement à cause de la présence plus importante de la voix d’Astrid Engberg. Entendons-nous bien : cette chanteuse danoise n’a rien à se reprocher. Néanmoins, si la musique électronique est pour moi synonyme de suggestion et de liberté d’interprétation, la vocalisation en est l’opposé. Pas moyen de rêver concrètement avec des paroles, on est emmenés là où les mots ont décidé.

Fort heureusement, il ne s’agit pas d’une tendance majeure dans Break of Lights. Le dernier morceau, qui ne dure pas moins de 16 minutes, se nomme « Les Histoires ». Il est dédié au père du producteur et, même si aucune référence directe n’y est faite, on se laisse volontiers porter par l’histoire que la musique propose : des rythmes changeants, un synthé plutôt joyeux. Puis un silence de 30 secondes. Pourquoi ? Est-ce une pause, une feinte ? La reprise du morceau change radicalement d’esprit. Toujours mélodique mais plus grave, on ne peut s’empêcher de hocher de la tête.

En bref, Break of Lights réunit 10 morceaux pour une durée totale d’environ 70 minutes de musique. Préférez une écoute au casque, au calme et sans modération.

Abstraxion – Break Of Lights

Chronique réalisée par Elliott Katane

 

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