Catégories
Chroniques

The Invisible – Rispah

Chroniquer Rispah de The Invisible n’a pas été chose aisée. Malgré un engouement premier, à chaque fois que j’essayais de me remettre dedans j’étais lassée dès les trente premières secondes. Un concours de circonstance a fait que j’ai dû rester dans une salle d’attente plusieurs heures avec pour seule distraction mon lecteur mp3, ce qui a relancé la chronique. Et finalement, passé les 35 premières secondes, Rispah s’est avéré être une surprise plutôt agréable.

Il y a quelque chose qui rebute lors de la première écoute. Un côté kitsh mal assumé, une impression de répétitions, et surtout, une torpeur mélancolique trop lourde. C’est sûr que le contexte de création de Rispah n’a pas été tout rose : il s’agit du prénom de la mère de Dave Okumu, chanteur et guitariste de The Invisible. Son décès récent à été le moteur de création de l’album.

Mes premières écoutes de l’album se sont faites sans connaitre cette information, mais cela ne m’a pas surpris. En effet, The Invisible impose une ambiance triste, laconique, décalée, et c’est ce qui dans un premier temps m’a mis mal à l’aise. Mais une fois qu’on arrête d’analyser les rythmes, la voix du chanteur, les différences entre les morceaux (comme j’ai tenté de le faire), on accepte de se laisser happer par le travail du trio. Leurs morceaux sont inégaux mais gardent cette couleur commune, mélancolique si propre à Rispah.

Protection, le morceau phare de l’album illustre la richesse cachée de Rispah : derrière une intro qui semble sympathique mais pas vraiment originale, le morceau va vous emmener dans quelque chose de plus complexe avant de s’achever avec des échos de musique africaine.

Rispah de The Invisible est donc une belle surprise, qu’il faut peut-être prendre le temps de connaitre et d’apprivoiser, mais le résultat en vaut la peine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *