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The Heavy Live – La Maroquinerie – 2012

Passer une soirée en compagnie de The Heavy, c’est passer un moment hors du temps, un instant suspendu, enivrés par les cuivres, l’ambiance surchauffée et une voix chaude ! Le récit d’une soirée forte en émotions !

A la Maroquinerie, cette petite salle où la proximité et l’intimité semblent être les maîtres mots, le groupe britannique The Heavy se produit ce vendredi soir. Ils sont précédés d’un jeune groupe de folk Elle King, dont la chanteuse est particulièrement charismatique,  mais dont les arrangements musicaux méritent encore amélioration. La salle est impatience de voir apparaitre The Heavy et son crooner de chanteur Kelvin Swaby, et Elle King a l’obligeance de ne pas s’éterniser.

Quand enfin les lumières s’éteignent, on se croirait projetés cinquante ans en arrière, au cœur des sixties, quand l’élégance rimait avec le groove. Kelvin Swaby, smoking, nœud pap’, chapeau et micro rétro entre, suivi de ses musiciens et de deux joueurs de cuivres. Une classe à couper le souffle ! L’intro de Can’t play dead, voix électrique et ambiance morbide nous mettent dans l’ambiance de ce troisième album si écouté : The Glorious Dead. L’étroitesse de la salle de La Maroquinerie donne l’impression d’être sur scène avec ces drôles de bonshommes, qui dégainent trompettes, tambourins ou mégaphones. Le troisième morceau, à peine entamé, déclenche une avalanche de cris : Sixteen, qui – pour moi – est le morceau qui les a révélés il y a trois ans !

Il commence à faire chaud, Kelvin Swaby fait tomber la veste. Il se montre très enthousiaste à l’idée de jouer à Paris, et – attention, séquence émotion – fait venir un homme sur scène, rencontré plus tôt au restaurant. Il lui laisse le micro et La Maroquinerie assiste à une déclaration d’amour suivie d’une… demande en mariage ! L’occasion pour The Heavy de repartir de plus belle, avec une ambiance survoltée, Blood dirt love stop, chanson langoureuse aux chœurs sensuels. The Heavy fait participer le public à chacun des morceaux, qui s’enchainent dans un rythme parfait. Quoiqu’un peu rapide… Don’t say nothing, repris en chœur par toute la salle, Same Ol’, scandé par un public très en forme, Be mine….

Au bout d’une heure, The Heavy salue sur Lonesome road, acclamés et réclamés par l’audience ! Aussi impatients de revenir que le public de les retrouver, les membres du groupe reviennent assez vite à leur poste, et jouent encore cinq ou six morceaux. Humble, Kelvin Swaby remercie tous les techniciens qui œuvrent dans l’ombre, il fait une dédicace à sa récente épouse, représente les musiciens. Une version de Hello, I love you des Doors, dédiée à la beauté des femmes rencontrées à Paris – n’est-ce pas ? – est l’occasion de descendre dans la fosse et de danser parmi la foule. Le public est survolté, chante, lance les bras en l’air et saute inlassablement jusqu’aux dernières secondes du concert.

The Heavy est reparti, emportant l’incroyable aura, le groove parfait, la soul extatique et la voix rauque et surpuissante. Le groupe revient en février au Bataclan … Une nouvelle occasion de passer une soirée enfumée et parfaite ? On l’espère.

Auriane Hamon

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