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THE CRAFTMEN CLUB – THIRTY SIX MINUTES

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The Craftmen Club s’est formé en 2000, et tisse lentement mais sûrement un rock gorgé de guitares, de hargne et de sueur. En neuf ans, le trio breton a offert une flopée de concerts, un EP et un album, « I gave you orders never to play that record again ». En 2009, c’est avec « Thirty six minutes », que le groupe fait le point sur ses acquis avant d’entamer une seconde décennie !

On sent que le club des artisans a aligné du Live et a conçu ce disque fort de cette expérience. Le rythme est soutenu. Au taquet même. Chaque titre est une invitation à battre la mesure du pied. Rapide. Nerveux. Jouissif.  Le morceau « I Can’t Get Around » relève même le défi de vous mettre un refrain dans la tête, dans le sillage d’un « Are you gonna be my Girl » des australiens de Jet.  « Goodbye Mother » a de la gueule également. Plus encore, car la production est léchée, et sonne vraiment à l’oreille, grâce au Banjo que l’on entend également sur « Desert Land » et qui apporte une touche Western à ces deux titres. Des morceaux comme « Hold your hands (to lost souls) » et l’instrumentale « Death Song » pourraient trouver leur place sur la BO d’un film de Robert Rodriguez. Un mélange de « Desperado » et d' »Une Nuit en Enfer » breton où les 3 Craftmen Club joueraient les Mariachi, cigarillos au bec et où le Chouchen coulerait le long de la jambe de Salma Hayek (Oui je sais elle préfère le pinot !).

Thirty Six Minutes plus tard, les oreilles sont en sueur. On se remet facilement de ce disque, faut pas être dupe, mais ces trois là connaissent la recette et l’appliquent à la lettre. Le rock des Craftmen Club est honnête et transpire la ‘Stache,  la ‘Tiag et le ‘Skaille. Merci à eux de restituer cela sur ce disque.

Label : Upton Park Publishing / Sortie : Février 2009

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