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Live reports

Serj Tankian Live – Le Zénith de Paris – 2012

Pour rendre ce report du concert de Serj Tankian au Zénith vraiment intéressant, je vais commencer par me lancer un défi : ne pas utiliser plus de deux fois la mention de System of a Down. Parce que Serj est un artiste qui existe aussi à part entière, comme il l’a prouvé ce vendredi 19 dernier, et que ce n’est pas lui rendre justice que de toujours le considérer comme le-chanteur-de-System. (le décompte n’a pas commencé, je précise !)

Mais reprenons les choses depuis le début ! Après avoir honteusement manqué la première partie, j’arrive à temps pour Viza, première belle surprise de la soirée. Déjà parce qu’il s’agit du groupe parfait pour ouvrir avant Serj Tankian : leurs univers se rapprochent sans pour autant tomber dans la copie ou la mauvaise imitation. Comme Serj également, le chanteur profite de toute l’étendue de ses capacités vocales, passant d’une mélodie juste à une voix modulée, rauque et un peu flippante.

Ils ont su chauffer le public en une demi chanson, ils sautillent partout, ils ont un son riche qui ne se cantonne pas au rock métal classique… Pour Viktor, Serj Tankian est venu les rejoindre sur scène (à la grande joie du public) avec un naturel assez amusant. Et comme si ça ne suffisait pas pour me séduire, ils ont fait un petit détour du côté des Doors (Alabama song) fort  apprécié !

Après une bonne pause, Serj Tankian arrive enfin. Pas de grande mise en scène, on attaque tout de suite !
Très rapidement on se rend compte que le public connait bien ses albums, ça chante, ça se met à crier de bonheur dès les premières notes… Entre chaque morceau, Serj prend le micro pour sensibiliser le public sur les sujets qui lui tiennent à cœur (ça va de la pluie, de l’importance de l’écologie et les considérations philosophiques sur la place de l’homme dans l’univers jusqu’au système d’éducation américain). Certaines font sourires, d’autres provoquent des cris d’acquiescement du public… Concernant le choix des morceaux il y a évidemment beaucoup qui sont tirés d’Harakiri, mais pas uniquement (la présence de Baby, Sky is over, Praise the lord » m’a rendue agréablement nostalgique.

Comme on pouvait s’y attendre, Harakiri est encore mieux en live. Plus énergique que ces précédents albums, il gagne vraiment à être écouté sur scène. Les musiciens qui accompagnent Serj Tankian sont impec, le chanteur lui-même sautille, joue de son déhanché, et nous montre avec plaisir l’étendue de son univers.  Serj Tankian ne se contente pas d’un style, et cela s’est vu à travers ces différents albums.

Le concert se termine une première fois sur Empty Walls, mais évidemment le public râle, et Serj Tankian revient encore pour quelques morceaux. Ironiquement il demande au public si il souhaite entendre un titre inédit et enchaine en réalité sur Aerials de System of a Down. Il en fallait au moins une je suppose (mais on va pas se plaindre non ?)…

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