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Samaris – Samaris


Lorsqu’on regarde les minois du trio islandais qui compose Samaris, on s’attend un peu à des reprises de The Cure ou autre musique torturée d’une autre décennie (allez faire un tour sur leur page facebook si vous ne me croyez pas). Alors qu’en réalité ils sont dans la continuité de beaucoup de groupe de leur beau pays d’origine. Je l’ai dit et le redit sans exagérer, les groupes islandais sont les meilleurs ambassadeurs de leurs pays. Ils sont plus efficaces qu’une pub bidon entre deux bandes annonces au cinéma ! Après, est ce que Samaris va passer le test ?

Samaris c’est (attention, accrochez-vous pour la prononciation) : Áslaug Rún Magnúsdóttir à la clarinette, Þórður Kári Steinþórsson à l’électronique, et Jófríður Ákadóttir au chant. C’est aussi deux EPS réunis en un seul à l’occasion de la sortie de leur premier album éponyme. C’est pour moi le premier petit détail qui me fait tiquer, car je pense qu’un album se doit d’être pensé dans son entier, et les rassemblements ainsi pour des raisons pratiques ne sont pas toujours judicieux ! Après cela ne se ressent pas forcément à l’écoute, le style de Samaris restant plutôt uniforme.

Le concept du trio fonctionne plutôt bien : les sons électroniques sont radoucis par la présence de la clarinette, qui ajoute un aspect plus mélodieux aux titres. La voix de la chanteuse est belle bien que simple, ce qui correspond plutôt bien au style du groupe. On apprécie la démarche des textes (des citations de poèmes islandais du 19ème siècle), bien que soyons honnêtes, elle énoncerait sa liste de courses, ce serait un peu la même chose. (Hormis pour toi bien sûr, lecteur bilingue islandais). L’aspect minimaliste de la formation est ce qui fait au final son charme et son accroche (Góða Tungl en reste le meilleur exemple de l’album).

Au final, l’album est efficace dans un premier temps, créant une ambiance douce, un peu mélancolique, mais petit à petit on décroche. Il manque encore le petit truc, cette patte qui pourrait placer Samaris au niveau des plus grands. Même lorsqu’ils essayent d’être plus dynamiques, plus changeants, cela ne décolle pas complètement, le groupe étant bien plus à l’aise dans des morceaux plus planants. On sent toutefois une bonne évolution pour le groupe (le remix de  Hljóma þú étant par exemple bien meilleur que l’original), que l’on peut classer sans trop de difficultés dans la catégorie « à suivre avec optimisme ! »

Samaris – Góða Tungl

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