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Radiohead – The King of Limbs


Un plan de « com » ? Un dossier de presse préparé des mois à l’avance ? Rien de tout cela n’a été nécessaire à Radiohead pour voir la réussite de son huitième et dernier album studio signé chez XL Recordings. Proposé en téléchargement sur le site officiel du groupe, The King of Limbs fut annoncé pour le 14 février et disponible dès le 18. Pour les vieux de la vieille allergiques aux mp3 ou collectionneurs des albums du groupe, sachez qu’une sortie physique se fera en mai.

Il faut l’avouer, avec ce nouvel opus les britanniques nous font part d’une spontanéité musicale à laquelle nous sommes peu habitués, et s’agissant de Radiohead peu de gens s’en plaindront. Cette fois, la surprise résidait dans cette sortie coup de théâtre au prix fixe de 7 € alors qu’en 2007 c’est la quasi gratuité de In Rainbows qui avait laissé les amateurs du groupe en émoi.  Avec The King of Limbs, Radiohead nous a étonné d’une nouvelle façon, oui, mais du contenu qu’en est-il ?

Avec huit morceaux au compteur, Radiohead débute avec Bloom un morceau perturbant dans le sens où le projet solo de Thom Yorke résonne dans le tempo (oserais-je dire épileptique) du morceau et le timbre de voix rappelant clairement l’album The Eraser, on attend curieux d’entendre la suite. Expérimental, électronique, fondé sur des boucles cylciques, The King of Limbs est lancinant mais téméraire, enjoué et surprenant comme Morning Mr Magpie nous le prouve avec l’abandon du chant plaintif et un tempo à la Ghinzu. Par la suite, l’intro de Little by Little est parfaite, un grand morceau de Radiohead très caractéristique du groupe et qui rappelle les sept précédents albums. La patte du groupe reste immortelle et inchangée, toujours le frisson parviendra jusqu’à nos souvenirs d’innombrables écoutes, pierre de l’édifice ô combien riche des britanniques. Avec Feral, l’ombre de The Eraser semble de retour avec l’omniprésence de l’électro et des notes claires ponctuant l’ensemble. Par la suite, Lotus Flower semble nous accueillir en terrain connu, Codex nous faire rentrer dans l’humeur fragile et légère d’un piano, et alors que Give up the ghost nous entraîne dans un folk aérien, Separator donne le point final.

Trop vite arrivée fut la fin d’un album dont on guette déjà la suite.

Label : XL Recordings – Sortie : février 2011

 

 

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