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Live reports

Pentagram – Trouble – Syrach – The Devil’s Blood – Live – Glaz’art – octobre 2009

Pentagram-live-02

En ce dimanche du 4 octobre très chargé en concerts parisiens, nous délaissons la messe progressive du zénith (Dream Theater, Opeth) pour assister à l’évènement Doom de l’année dans l’ambiance plus conviviale du Glazart. C’est en effet ici que se déroule l’étape Française du Doom over Europe Tour célébrant le retour de deux figures emblématiques et fondatrices de ce mouvement aux côtés de Black Sabbath ou autres « Cathedral ».

Dès notre arrivée dans l’enceinte toujours aussi agréable du Glazart, nous assistons au retour en force des fameuses vestes à patch, qui n’ont forcément pas beaucoup d’occasions de sortir à Paris. Même si le public est venu en nombre, il est étonnant qu’une telle affiche ne fasse pas salle comble.

Après de multiples changements de running order, c’est aux néerlandais de « The Devil’s Blood » que revient la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Dès les premiers accords, les 6 musiciens semblent rentrer totalement dans leur show et impulsent tout de suite une bonne énergie heavy à la soirée. Le son de qualité, porté par des riffs et des solos bien old school, attire tout de suite l’attention du public. Nous sommes également intrigués par la chanteuse totalement envoutée et recouverte de sang, qui sait capter l’attention de tous par une voix assez puissante et bien maitrisée. Au bout de 30 minutes assez intenses, le groupe semble avoir séduit l’assemblée, qui peut enfin aller profiter de la si agréable terrasse du Glazart.

C’est ensuite  à « Syrach », groupe norvégien de Death métal d’assurer la suite de la soirée. Malheureusement pour eux, et malgré toute leur bonne volonté, leur son apparait trop lourd et répétitif pour captiver beaucoup de monde ce soir là. Leur présence au sein de cette affiche apparait même comme une faute de goût. Même si le combo possède d’indéniables qualités de puissance, et que le chanteur sait comment tenir une scène, nous sommes en droit d’attendre ce soir plus de variétés sonores. Nous leur souhaitons de revenir dans notre pays au sein d’une affiche plus adaptée à leur lourdeur.

Après un show passé  finalement assez inaperçu, c’est au tour de « Trouble » de se produire devant une assistance beaucoup plus nombreuse et compacte que lors de leur dernier passage en France, au Nouveau Casino. Le groupe de Chicago se produit ce soir avec leur nouveau chanteur, Cory Clarke, au look proche d’un mauvais sosie de Polnareff. Passée cette première impression, le quintet réussit immédiatement à nous entrainer dans leur univers si particulier et envoûtant. Les solos sont toujours très efficaces et les sonorités ne paraissent pas si vieilles que ca, même pour les titres les plus anciens, tels que « Assassin » ou « The Tempter ».  Cory Clarke ne possède peut être pas une voix aussi originale que son prédécesseur Eric Wagner, il se pose néanmoins en frontman très efficace. Si la rythmique n’est pas toujours du même niveau, le groupe n’a rien perdu de sa fougue, emmené par deux guitaristes de talent. Les fans ne s’y trompent pas et leur réservent un accueil plus que chaleureux, récompensé par un dernier rappel pas forcément prévu. Au bout d’une heure très intense, où les titres les plus anciens ont côtoyé ceux du dernier album « Simple Mind Condition », tout le monde semble avoir vécu un agréable moment, et les craintes créées par le changement de chanteur ont toutes été levées. Nul doute que nous aurons très prochainement l’occasion de les revoir sur notre territoire.

A peine le temps de nous remettre de ce très bon live, que « Pentagram« , et son fameux leader Bobby Liebling, unique rescapé de la formation originelle, montent sur scène. Après leur annulation au dernier Hellfest pour des raisons douanières, la formation se sait très attendue. Dés son arrivée, Bobby semble détendu, certainement aidé par l’absorption d’alcool et autres substances. Une chose est sûre : Il semble avoir tellement profité de sa vie que son physique s’en ressent durement. Son regard pourrait effrayer le plus dur des motards, et nous nous demandons à chaque instant s’il sera en mesure de terminer son set. Malgré cela, il prend du plaisir sur scène et celui-ci est très communicatif. Sa voix très 70’s n’a pas trop mal vieilli et possède toujours un bon groove semblant ravi les fans présents. Si les musiciens ne s’en sortent pas trop mal, malgré une puissance un peu faiblarde, le leader du combo monopolise toute l’attention du public. Pendant la grosse heure de ce show, nous assistons à un véritable voyage dans le temps, vers une époque où Ozzy Osborne était encore une rock star. La musique de Pentagram n’est pas aussi évidente et efficace que celle de « trouble », mais la seule présence de Bobby suffit à combler ces faiblesses. Le groupe semble tellement heureux d’être présent qu’il nous gratifiera de deux rappels en guise d’apothéose pour tous les fans.

Au final, cette soirée aura su ravir les aficionados du genre, qui auront eu l’occasion de vivre un retour unique dans le passé. Pour ma part, et même si les shows étaient plutôt efficaces, la déception d’avoir loupé Dream Theater n’est pas totalement effacée.

Chronique réalisée par Ludovic Julien

Crédits photos : Brian Ravaux

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