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Nina Attal – Yellow 6/17

Imaginez une jeune femme avec la pêche d’Izïa Higelin, la voix d’Aretha Franklin, en plus jeune, et des musiciens de la trempe de Ray Charles,  eh bien vous obtiendrez Nina Attal !

Ce premier album prometteur nous emmène loin de la France et de la grisaille, dans un monde bien à elle, et pourtant déjà visité par de nombreux artistes avant elle. Ce qui fait la différence chez elle, c’est sa guitare. A à peine dix-neuf ans, elle réussit à mêler sa guitare bluesy  au jeu de ses musiciens, qui eux semblent préférer le funk et la soul, avec brio.

Avec Run Away en ouverture, la petite Nina nous balance un son très funky qui nous ferait volontiers penser à un bon vieux Sex Machine avec une fille de génie à la place du mythique James Brown. Avec un aussi bon début, on peut difficilement s’attendre à mieux par la suite. Et pourtant… Après Stand Up, qui pourrait devenir bientôt un classique de la soul moderne, on ne peut plus s’étonner de rien. Par la suite, Do It Right Now nous ramène directement au R’nB le plus classique, tout en gardant cette partie rythmique bien funky qui nous fait danser instinctivement.

Sinon, pour se reposer, elle a eu l’idée géniale de composer non pas une, mais deux balades ! D’abord, Childhood avec sa pop attitude toute douce, bien fraîche. En fermant les yeux, on on danserait presque un slow avec la cheerleader du lycée sous la boule à facettes du bal de promo. Mais, même si l’imagination déborde à son écoute, on a quand même un sentiment de déjà-vu ; mais c’est assez marginal, pour tout dire.

Plus loin dans l’album, on tombe sur Macho Man. Une balade très jazzy, me rappelant un peu Norah Jones, mais toujours avec ces cuivres qui nous ramènent à cet esprit soul si présent dans l’album.  Pour finir cet album, la petite brune parisienne nous offre The Wind, un magnifique blues de comme avant, avec seulement sa guitare et sa voix. Elle nous rappelle avec cette chanson sa jeunesse à écumer les clubs de blues de la capitale et de la banlieue avec sa guitare, pour apprendre à jouer comme les grands.

Eh bien Nina, c’est (presque) réussi !  En tout cas, Nina Attal a un énorme talent qu’il faut découvrir à tout prix !

Label : Pias – Sortie : Octobre 2011

Chronique réalisée par Yvan

3 réponses sur « Nina Attal – Yellow 6/17 »

« Imaginez une jeune femme avec la pêche d’Izïa Higelin, la voix d’Aretha Franklin, en plus jeune, et des musiciens de la trempe de Ray Charles… »

On imagine et on se dit que le chroniqueur doit être sacrément en panne d’inspiration pour pondre ce genre de salade.
Ou qu’il n’a pas beaucoup écouté Aretha Franklin et Ray Charles, ou choix.

J’ai grandi en écoutant ce genre de musique, donc bon… Et puis si vous voulez refaire l chronique, libre à vous, on verra si vous faites mieux.

ce n’est pas très gentil dalma de dire ça, libre à yvan de pondre ce qu’il veut, c’est sa chronique après tout et il s’en tient à sa vision des choses.

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