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Machine Head – Unto The Locust

Sorti le 26 septembre dernier chez Roadrunner Records, le septième album de Machine Head s’est taillé la part du lion dans les charts. Après dix-sept années d’existence, le groupe aux oubliettes ? Oh que non. L’album a même battu ses records de vente dans chaque pays, entrant en 5ème position en Allemagne, 6ème en Autriche, 10ème en Australie ou encore 13ème en France. Le classement US est moins impressionnant (le groupe ayant toujours eu plus de succès en Europe), mais on peut déjà dire que Machine Head se porte très bien en 2011.

Robert Flynn, chanteur et guitariste, entraîne nos écoutilles dans des dérouillées sonores soutenues en double pédale et par des solos de soutien. A sa façon, le type de chant adopté rappelle celui de Anders Hansson (chanteur du groupe suédois Amon Amarth). Au départ, le morceau I am Hell débute comme un Te Deum (tel un hymne chrétien calme et aérien avec chœurs), et ce avant que le groupe n’adopte une posture sludge/trash très jouissive. Chant grave, puis guitares et batterie en mode accélération, le groupe rallie l’auditeur à sa cause. Belle claque. Plus énergique et moins métal progressif que des compères de métier tels que Mastodon ou Mr.Big.

Si vous craigniez que l’âge ne fasse entrer le groupe dans une humeur « métal mélodique » (caractéristique notable chez beaucoup de groupes traînant dix à vingt années de carrière derrière eux), et bien, soyez rassurés, chez Machine Head, le chant est toujours aussi rauque et dynamique.

La prestance du premier morceau (8 minutes), le retour à un solo de guitare des eighties dans l’intro de Be Still and Know et la rage de Robert Flynn permettent au groupe d’opérer des combos de folie. Ils sont excellents ces américains sur cet opus. Pour preuve, aucun de leur morceau ne se ressemble avec à chaque fois une touche spécifique : un côté trash et théâtral sur Be Still and Know, une ambiance mystique sur Locust, une dérouillée bestiale et charismatique sur This is The End (pour l’Apocalypse, les gars font bien les choses, on sent que ça pique). Vous l’aurez compris, là où le dernier Mastodon déçoit quelque peu, Machine Head est au contraire au top de sa forme. A la limite, les chœurs d’enfants dans Who we are (dernier morceau) n’était pas indispensables, mais c’est là la seule faute des gaillards. Good job !

Label : Roadrunner Records – Sortie : septembre 2011.

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