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Ladylike Dragons – Turn Them Into Gold

Ils sont courageux les Ladylike Dragons. Venus de Meaux, ils se sont attelés à percer dans le rock français. Et ils ont réussi. Avec Turn Them Into Gold, le trio assure sa place. Formés en 2006, ils ont prouvé avec leur premier album Heart Burst que la nouveau rock français n’était pas forcément synonyme de BB Brunes.

Cindy, à la basse et au chant, délivre des mélodies énervées et énergiques. Visiblement, ça a plu : ils ont été repérés par Izïa, un autre petit bout de femme qui ne manque pas de caractère. Le guitariste d’Izïa, Sébastien Hoog, s’est même retrouvé producteur de Turn Them Into Gold.

Maintenant que les présentations sont faites, que vaut cette seconde galette ? Sans surprise, c’est avec plus de maturité que les Ladylike abordent leur deuxième expérience studio. Plus posés, ils cherchent à démontrer leurs capacités techniques, tout en essayant de garder leur énergie. Et de l’énergie, il y en a dès le premier morceau, He Saved The Son. Ca se calme un peu sur le tubesque Love and So on. On vous en avait déjà parlé sur Adn lors de sa sortie single, c’est bien la preuve que les Ladylike mettent le paquet pour assoir leur réputation.

Mais bon, pour être parfaitement honnête, on regrette un peu la claque qu’on s’est pris avec Heart Burst. Turn Them Into Gold est bien propret, pour ne pas dire commercial. Ça peut marcher, mais c’est bien le problème : l’album s’enchaîne, se laisse écouter sans problème, mais n’est pas reconnaissable. Tout est nickel, ce n’est clairement pas mauvais, mais les riffs bien exécutés ne cassent pas des briques et les secondes voix sont un peu kitsch… Et quand les trois seine-et-
marnais essayent de nous embarquer dans une ambiance lancinante et sombre sur My Dad, ils tombent un peu à côté.

Pourtant, dès la troisième piste, Cindy annonce la couleur : « Je ne cours pas après la célébrité, tu ne me feras pas changer d’avis, je ne veux pas voir mon visage sur leurs putains de magazines ». Alors pourquoi ? Pour essayer de nous en mettre plein la vue ? Enfin ne faisons pas trop les fines bouches et voyons le bon côté des choses : en soit c’est bon. Pour preuve, petit coup de cœur pour Magic Potion, qui renoue avec l’ambiance garage des débuts. Et c’est bien parce qu’on les aime qu’on attend un peu plus. Après la déferlante rock de Heart Burst et la démonstration propre de Turn Them Into Gold, les Ladylike trouveront bien un juste milieu sur leur troisième album, ils en ont clairement le potentiel.

Ils sont courageux les Ladylike Dragons. Venus de Meaux, ils se sont attelés à percer dans le rock français. Et ils ont réussi. Avec Turn Them Into Gold, le trio assure sa place. Formés en 2006, ils ont prouvé avec leur premier album Heart Burst que la nouveau rock français n’était pas forcément synonyme de BB Brunes. 

Cindy, à la basse et au chant, délivre des mélodies énervées et énergiques. Visiblement, ça a plu : ils ont été repérés par Izïa, un autre petit bout de femme qui ne manque pas de caractère. Le guitariste d’Izïa, Sébastien Hoog, s’est même retrouvé producteur de Turn Them Into Gold.

Maintenant que les présentations sont faites, que vaut cette seconde galette ? Sans surprise, c’est avec plus de maturité que les Ladylike abordent leur deuxième expérience studio. Plus posés, ils cherchent à démontrer leurs capacités techniques, tout en essayant de garder leur énergie. Et de l’énergie, il y en a dès le premier morceau, He Saved The Son. Ca se calme un peu sur le tubesque Love and So on. On vous en avait déjà parlé sur Adn lors de sa sortie single, c’est bien la preuve que les Ladylike mettent le paquet pour assoir leur réputation.

Mais bon, pour être parfaitement honnête, on regrette un peu la claque qu’on s’est pris avec Heart Burst. Turn Them Into Gold est bien propret, pour ne pas dire commercial. Ca peut marcher, mais c’est bien le problème : l’album s’enchaîne, se laisse écouter sans problème, mais n’est pas reconnaissable. Tout est nickel, ce n’est clairement pas mauvais, mais les riffs bien exécutés ne cassent pas des briques et les secondes voix sont un peu kitsch… Et quand les trois seine-et-
marnais essayent de nous embarquer dans une ambiance lancinante et sombre sur My Dad, ils tombent un peu à côté.

Pourtant, dès la troisième piste, Cindy annonce la couleur : « Je ne cours pas après la célébrité, tu ne me feras pas changer d’avis, je ne veux pas voir mon visage sur leurs putains de magazines ». Alors pourquoi ? Pour essayer de nous en mettre plein la vue ? Enfin ne faisons pas trop les fines bouches et voyons le bon côté des choses : en soit c’est bon. Pour preuve, petit coup de cœur pour Magic Potion, qui renoue avec l’ambiance garage des débuts. Et c’est bien parce qu’on les aime qu’on attend un peu plus. Après la déferlante rock de Heart Burst et la démonstration propre de Turn Them Into Gold, les Ladylike trouveront bien un juste milieu sur leur troisième album, ils en ont clairement le potentiel.

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