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KT Tunstall – Invisible Empire // Crescent Moon

C’est dans le train qui me ramène d’un week-end nantais à la capitale que je décide de me pencher sur l’écoute de Invisible Empire // Crescent Moon, quatrième de KT Tunstall, la tempétueuse interprète de Black Horse & the Cherry Tree, dans tous les casques en 2004. Dès les premières notes d’Invisible Empire, je suis ravie d’être dans un train. L’ambiance générale de la chansons’accorde parfaitement au paysage de verdure qui défile devant mes yeux.

A la première écoute du nouvel album de la chanteuse de country la plus cool des années 2000, j’avais trouvé le disque un peu ennuyeux. Et pourtant, j’aime les ballades. Mais il semblerait que KT Tunstall ait quelque peu perdu sa fougue et l’envie de faire danser. Invisible Empire // Crescent Moon est très mélancolique, tout autant qu’il est mature et réussi. Si aujourd’hui, dans ce train, j’apprécie l’album et la voix posée de KT Tunstall, l’invitation au voyage, c’est sans doute parce que je me sens un peu nostalgique. J’avais pourtant envie de retrouver la KT Tunstall de Suddenly I See et Eye To The Telescope, joyeuse, vive et survoltée, qui avait fait découvrir à tous qu’on peut, seule, être un chœur tout entier. Tout le monde a encore dans le cœur les « ouh ouh » qui ont fait le succès de la jeune femme.

KT Tunstall avait pourtant promis des sonorités qui rappelleraient son premier succès, un retour à la country et aux vastes plaines. Avec Waiting On The Heart, il est vrai qu’on se retrouve au cœur des étendues du grand ouest américain, au temps des westerns. Pas de quoi sauter au plafond. Bien sûr, la justesse du chant est à saluer, KT Tunstall maîtrise parfaitement les techniques vocale et assure la guitare. On est plus proche de l’influence jazz d’Ella Fitzgerald, dont KT Tunstall a déclaré qu’elle avait été son professeur de chant, que du country. On peut lui reprocher un vrai manque de fougue. Si de la totalité d’Invisible Empire // Crescent Moon me reste un sentiment vraiment mitigé, je pourrais néanmoins attribuer mon coup de coeur à Feel It All. KT Tunstall ne réitère pas avec ce quatrième opus l’exploit accompli en 2004 avec Eye To The Telescope mais confirme un réel talent pour l’écriture, la composition et le chant. Aux échos d’ailleurs. Cet album s’écoute pour des départs, des voyages en train. Sans le paysage qui défile, il ne reste plus rien du charme innocent d’InvisibleEmpire // Crescent Moon, malheureusement.

KT Tunstall – Feel It All

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