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Kouyaté Neerman – Skyscrapers and Deities

Le mélange des styles a toujours été un pari risqué. Lorsque c’est réussi, (je pense ici à Zone Libre ou encore Interzone du côté de chez Serge Tessot-Gay) cela peut donner des choses merveilleuses. Dans d’autres cas que je ne citerais pas cela donne une soupe prétentieuse et écœurante.

Alors de quel côté classer la rencontre entre Kouyaté et Neerman ? Déjà on est obligé d’avouer que mêler le jazz contemporain de Neerman avec le balafon de Kouyaté se fait très naturellement. Les instruments se trouvent et se complètent dans leurs similitudes et différences pour un résultat plus qu’harmonieux.

Skyscrapers et Deities est un album qui se propose à l’auditeur sans prétention. Dès le premier morceau, Kalo Dié, on entre dans le vif du sujet sans introduction longuette et croissante et on se retrouve tout de suite dans l’ambiance particulière créée par les deux musiciens.

L’album est quasiment intégralement instrumental ce qui permet de bien profiter de la richesse des instruments utilisés. Les artistes naviguent entre univers poétique (Diétou) et rythme énergique (Le Commissariat) avec le même naturel et la même facilité. Skyscrapers et Deities va vous faire voyager, vous relaxer, vous dynamiser sans que même vous vous en rendiez compte.

Le risque de cet album était de créer un sentiment de lassitude à l’écoute entière mais Kouyaté et Neerman savent suffisamment se renouveler et surprendre pour garder l’attention de l’auditeur. Une belle réussite donc, qui séduira avant tout les amateurs de jazz.

Label : No Format Records – Sortie : Septembre 2011

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