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Joey Starr Live – Olympia de Paris – 2012

L’Olympia ouvre ses portes et la fosse se remplit vite. Très vite. L’invité de ce soir est presque une marque déposée. Les convives eux, se voient remettre des masques à son effigie au guichet. Les ouvreuses placent les derniers journalistes et VIP au balcon. La première partie, assurée par plusieurs artistes dont le très pressé Degom ( les connaisseurs comprendront l’adjectif ), commence enfin. Les masques portés par un spectateur sur deux sont relevés sur leur têtes. Le Jaguarr y est représenté la gueule grande ouverte, rugissant.

Extinction des spots. Le groupe de Djs Cut Killer entre en scène. Accompagnés de trois musiciens, ils lancent une instrumentale déjantée. Des lettres de lumières s’inscrivent une par une devant leurs platines. Joey Starr entre en scène. Boum. L’Egomaniac interprète avec une énergie surprenante plusieurs des titres de son dernier album, dont Jour de Sortie . Il profite d’une pause entre deux morceaux pour tacler Sarkozy : « Il va passer si ça continue ! ». L’auditoire répond simplement d’un fervent « Non ! ». Et c’est reparti. La puissance du son fait même chavirer l’ampli du bassiste en arrière. Impressionnant. Le show est à son paroxysme quand on entend soudain la descente de basse du morceau-hymne Laisse pas traîner ton fils. Son fils à lui, est là, et la chanson prend tout son sens. L’engouement est général et les représentants d’anciennes générations se rappellent l’année 1998. Impossible de ne pas entonner le refrain, une vrai madeleine de Proust.

Chronique : Adam Douieb

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