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Interview – Thomas Marfisi – 07.2011

Découvert par le « Grand Public » à l’occasion de sa participation à l’édition 2008 de la Nouvelle Star Thomas Marfisi est aujourd’hui sur le point de sortir son premier album chez Barclay. Interview d’un garçon à la tête bien faite et surtout sur les épaules !

Bonjour Thomas, pour commencer et surtout ne rien changer à nos petites habitudes, comment te définirais-tu en quelques mots, Nostalgique par exemple ?
C’est super dur ! – Je n’ai jamais dis que c’était facile on a qu’a dire qu’on est speed-dating toi qui aime tant ça ! – Effectivement. Puisqu’il le faut, je dirais nostalgique … après c’est vrai il y a ce côté un peu rétro qu’on retrouve sur le disque, notamment pour la pochette du single qui est typée sixties mais musicalement, il y a un côté très pop avec des sonorités très actuelles. Pour ce qui est de l’image, que ça soit pour l’artwork comme le clip on s’est vraiment basé sur les années 60.

Parlons justement un peu du clip, comment-est venu cette idée d’utiliser les codes du yéyé ?
Ce qui c’est passé c’est que j’ai eu l’idée de ce clip en regardant le tableau de David Hockney intitulé A Bigger Splash (membre important du mouvement pop-art). J’ai été voir mon chef de projet chez Barclay, je lui ai dis « regarde ce tableau, c’est super intéressant, on devrait creuser essayer de voir où on pourrait aller avec cet univers ». Il a été d’accord et comme le single s’appelle les filles comme toi on a jugé qu’il serrait bon d’avoir des filles mais que ça ne fasse pas clip de Hip-Hop au premier degré. Et comme je n’ai pas voulu laisser parler mon côté 50 Cent sur ce premier single je me suis dit qu’il serrait plus drôle de faire appel au second degré sans pour autant faire le clown. On est partit dans l’idée de tourner le clip à LA dans une maison avec une piscine et qui dit piscine et chorégraphie, dit nageuses synchronisées … du coup nous nous somme mis en quête d’une équipe sur place et on s’est rendu compte qu’il y avait un groupe de filles qui s’appelle les Aqua Lilies et qui ne font que ça car il y a tellement de pool-party à LA qu’elles en vivent en proposant tout une série de chorégraphies. Les filles étaient partante, elle adoraient le titres et ont réalisé une chorégraphie pour le morceau. Elles ont fait ce qu’elles savent faire le mieux et ça a donné le clip !

Et pour le live il faut s’attendre à une piscine gonflable ?
Je n’y avais pas pensé mais c’est à retenir, ou un jacuzzi c’est pas mal non plus, on pourrait en mettre trois, pour une petit chorée en triangle !

En parlant de live, tu étais en première partie de Mélanie Laurent à la Cigale …
A vrai dire j’ai eu la chance de  la rencontrer via mon manageur qui est aussi le sien et ça c’est fait tout naturellement.

C’est pas comme si tu n’étais pas un habitué des primes mais la Cigale ça fait quoi ?
C’est très déstabilisant quand on arrive et vois la salle vide, on se dit bon d’accord – Tu as choisi un format pas évident avec juste un rayon de lumière, toi et ta guitare –  en fait je me suis dis, j’ai une guitare rouge, un grand rideau rouge, que faire, une poursuite ? Qui plus est avec Mélanie nous avions décidé de scénariser mon arrivé comme si je m’incrustait sur scène et je pense que c’était réussit.

Ça faisait partie de tes tous premiers live ?
Oui, je viens juste d’auditionner mes musiciens et on commence à répéter, les lives viendront dans la foulée à partir de l’automne, j’ai hâte !

Le fait d’avoir été médiatisé a changé quelque chose à ta manière de voir les choses ?
En fait ce qu’il s’est passé depuis le début avec l’émission, j’ai toujours eu énormément de recul car à la base je ne me suis pas inscrit moi même, je me suis fait repérer dans mon école de musique. Au départ ça a été un peu une blague pour moi, une personne venait écouter les élèves dans ma classe et m’a soutenu que je pouvais remporter l’émission cette année là. A l’époque j’avais mon groupe, c’était compliqué de part notamment, les préjugés qu’on peut avoir là dessus mais je n’avais pas fermé la porte. Il me rappelle le soir m’annonce que le casting est le lendemain matin, je refuse car c’était trop juste et je n’avais pas l’argent pour le billet. Le lendemain il n’était finalement pas partit, m’a réécouté chanter et m’a payé le billet ! Je me suis dit au pire des cas je passerais un Week-End à Paris … d’où mon détachement !

Finalement, la meilleure chose ne serait peut-être pas de perdre un peu tard et de se faire repérer tout en gardant sa liberté ?
La plupart du temps c’est ce qu’on constate en tout cas, donc oui et puis surtout j’avais besoin de prendre le temps d’écrire mes propres chansons. Et le gagnants de ces émissions doivent sortir un disque au plus vite, ce sont des chansons qui sont déjà faites par d’autres et comme tout vas très vite l’artiste à tôt fait de se perdre. J’ai pu prendre le temps de composer et d’écrire ce que je voulait, choisir les arrangements …

Quels thèmes privilégie tu ?
Je pense que de manière générale ce sont toujours les mêmes pour chaque artiste, mais la différence se fait dans la façon des les aborder. On parlera toujours d’amour, de nostalgie, c’est ça, si tu prend mon disque, je parle principalement de nostalgie, d’amour et de cul … et en même temps je n’ai pas envie de mentir au gens je veux juste raconter ce qu’il se passe et être sincère.

Quel format de chanson préfère tu ?
Je suis très format pop, je suis assez frustré par la chanson en France à l’heure actuelle et suis très sensible au gros refrain.  Avoir du texte en français c’est très important mais je voulais prouver au gens que faire une chanson efficace ce n’est pas que commercial ni négatif.

Il y a aussi cette pudeur d’écrire en français …
Je pense à vrai dire que je n’en ai jamais eu ! Tout part de l’écriture, que ça ai du sens que  sonne bien que ça me fasse rire voilà le plus important !

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