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Fu Manchu Live – La Maroquinerie – 09.2012

Sur le trajet une pensée me traverse l’esprit – Bon, qu’est ce que ça va donner ? – Car, en plus d’être ma première chronique c’est aussi la découverte de La Maroquinerie et du groupe de Stoner FU MANCHU.

Juste le temps de boire une pinte et de fumer une clope une fois arrivé et c’est  parti ! La salle, très peu remplie,  laisse les américains The Shrine terminer leur set dans une ambiance assez timide. A l’exception de quelques headbangs dispersés ça et là, le public reste très calme. Malgré le peu d’espace qu’ils ont sur scène, le groupe offre une prestation des plus correct mais sans révolutionner le genre. Pourtant leur énergie et leur envie de partager leur passion reste communicative.

Le temps de prendre l’air, on découvre que la grande majorité du public attend la fin de la première partie sur la terrasse pour se réserver, exclusivement, pour FU MANCHU. Le groupe, absent des bacs depuis leur dernier album Signs of Infinite en 2009 semble susciter une véritable attente du public, content de pouvoir retrouver les californiens sur scène après tant d’années de silence. La salle se remplie vitesse grand V et le quatuor ne se fait pas prier. A peine arrivés ils envoient la sauce avec le titre Evil Eye à grand coups de riffs lourds qui sentent bon l’huile de vidange. Pourtant le public reste encore assez discret. C’est sans temps mort que le groupe poursuit sur le second morceau d’une setlist assez particulière car exclusivement basée sur l’album The Action is go (paru en 1997) considéré pour beaucoup comme leur meilleur opus. Tout s’enchaine avec fluidité et sans temps mort. Le groupe ne s’arrêtant que quelques secondes pour s’éponger ou changer de guitare. Il faut attendre la quatrième chanson, Burning  Road, pour que le public se laisse enfin aller. Pogos et Headbangs s’enchainent dans un joyeux bordel. Les quatre compères assurent le show, mené par leur Front Man, Scott Hill, en bonne forme et qui en fait rêver plus d’un lorsqu’il sort sa guitare transparente. On en prend plein la gueule durant 17 morceaux intense et puissants, alternants les gros riffs lourds et les passages plus psychédéliques à grand coup de réverb, de larsen et d’écho offrant parfois à leur musique un coté Funk des plus agréable. C’est sur le dernier morceau avant le rappel, Nothing Done Cover de Society Social Decontrol, que la fosse se lâche totalement offrant un pitt d’une anarchie absolue. Certains apportent leur pierre à l’édifice du chaos en passant derrière les musiciens pour tenter le saut de l’ange dans la fosse.

Le rappel, composé de Hell on wheels de l’album Kings of the road (1999), Mongoose de California Crossing (2001) et Godzilla , cover de Blue Öyster Cult, achève la soirée dans une atmosphère remontée à bloc par un public près à avaler le bitume dans des courses effrénées.

On ressort dans le froid de la rue, suant et de bonne humeur après une heure et demi d’un concert intense, mené tambour battant par le quatuor qui assure sur techniquement et scéniquement. Seul petit bémol, une absence quasi-totale d’interaction avec le public. Dommage. Mais bon après un show de qualité, du bon son et une grosse ambiance que demande le peuple !

Chronique Guillaume BailleCrédits photos : Brian Ravaux


Setlist :
1: Evil Eye
2: Urethane
3: The action is go
4: Burning Road
5: Guardrail
6: Anodizer
7: Trackside Hoax
8: Unknown World
9: Laserbl’ast
10: Hogwash
11: Grendel,Snowman
12: Stolling Astronaut
13: Saturn III
14: Nothing Done (Society Social Decontrol cover)
Toutes tirées de l’album “The Action is go” (1997)

Rappel:
15: Hell on Wheels (tirée de Kings of road) 1999
16: Mongoose (tirée de California Crossing)2001
17: Godzilla (Blue Öyster Cult cover)

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