Catégories
A la une Chroniques

Fink – Perfect Darkness

 

A une époque ou les tendances et les parts de marchés influent sur nos désirs et notre vision de la culture, il est parfois bon de se raccrocher à quelque ilot de sincérité. Empreinte de simplicité, la musique Fink est une de ses exceptions sonores qui, bravant les courants stériles, nous offre ce dont nous avons le plus besoin, de l’émotion ! Avec Perfect Darkness, Fin Greenhall s’inscrit dans le prolongement de l’indispensable Sort of Revolution, conservant ce lots de sonorités mélancolique gorgées de soul, parsemées ici et là ce rythmes empruntés au blues originel.

S’il est donc très proche de l’univers de Sort of Revolution quoi que globalement plus sombre, Perfect Darkness apporte tout de même son petit lot de nouveautés, aussi bien graphiquement que musicalement … Graphiquement pour commencer, c’est avec surprise que nous avons découvert un curieux artwork où figure un paysage maritime surplombé en surimpression d’un carré de bois à l’allure très Zen … après trois album en collaboration avec l’artiste Kate O’Connor avouons que c’est pour nous c’est une petite révolution en soit ! Musicalement enfin , il y a comme un petit quelque chose qui diffère des autres albums et nous devons cela au producteur Billy Bush connu pour son investissement au sein du groupe Garbage (au point d’avoir épousé Shirley Manson c’est dire). En résulte des arrangements plus riches que par le passé, les nouveaux titres, 10 au total, y gagnant quelque peu en ampleur sans pour autant changer de format. En voilà d’ailleurs l’exemple le plus probant avec Fear Is Like Fire qui outre sa jolie morale des plus optimistes, se drape d’une légère saturation, légère certes mais saturation tout de même !

Difficile en tout cas de mettre en évidence un titre plus qu’un autre car si la découverte n’est plus au rendez-vous, la magie de Greenhall opère assurément. Deux pistes peut-être, nous ont particulièrement marqués et ce pour leur forte charge émotionnelle, Honesty et enfin Warm Shadow.

Alors oui, nous devons avouer avoir été un peu déçu tout d’abord de ce Perfect Darkness que nous attendions tant, notamment parce que nous en attendions autant que le précédent, mais par la force des choses et le nombre de nos écoutes, nous avons fini par nous accaparer ce petit album quoi que moins groove mais tout aussi beau et émouvant que ses grand frères.

Label : Ninja Tune – Sortie : Juin 2011

 

 

 

2 réponses sur « Fink – Perfect Darkness »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *