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Ensiferum Live – Le Trabendo – 2012

Devant la plaine de Trabendo, les guerriers affluent de toutes parts. En cette funeste nuit du 23 août de l’an de grâce 2012, ce lieu de paix qui accueillait saltimbanques et troubadours, va devenir le théâtre d’une violente bataille contre les forces obscures. Nombres d’entre eux arborent fièrement les armoirie du Clan ENSIFERUM, bien déterminés à suivre leurs leaders sur le champs de bataille. L’envie de combattre fait vibrer l’air alentour.

Sous de solides et rageuses acclamations, les premiers généraux prennent place devant nous afin de motiver un peu cette horde sauvage prête à en découdre. Les guitares haineuses de la confrérie PROFANE OMEN nous livrent un heavy groove trash péchu et entraînant. Les combattants les plus acharnés se donne corps et âme en la fosse encore vierge de fluide carmin bien décidé à teinter de rouge cette terre immaculée. Seul un chant clair parfois approximatif et quelques problèmes techniques viennent ternir ce premier tableau. Mais ceci n’est que détails et nous nous passons bien de les relever tant la hargne et la violence qu’ils insufflent nous guide tout droit vers de sanglantes horizons.

La première offensive terminée, nous autres combattants de l’ENSIFERUM, faisons couler bière et whisky à flot dans chope et cornes. Mais le repos n’est que de courte durée pour les guerriers avides, qui reprennent vite leurs rangs pour acclamer le second clan. Les chevaliers d’AMORAL, leur faisant face à présent, délivrent un heavy trash sympathique mais extrêmement classique. Malgré une véritable envie de nous guider vers de nouvelles campagnes épiques et une rage certaine, l’assemblée ne semble que peu réceptive à ce classicisme ambiant d’un groupe  qui se montre peu sur de lui, porté par un leader dont le chant, alternant guttural puissant et voix clair un peu mielleuse, ne nous impressionne que peu. D’ailleurs son faciès revêt les traits de Sire David Bowie avec quelques printemps de moins ce qui ajoute aux notes suaves de son chant. L’envie de sang laisse place à une trêve qui semble n’en plus finir dû au manque total d’originalité du quintette finnois. Une grande déception auprès de nous autres qui n’aspirons qu’a en découdre de nouveau.

Malgré cette accalmie certaine, il ne faut que peu de temps pour qu’archers, cavaliers et infanteries retrouvent leurs envies de lames étincelantes et de chairs mutilées. À peine les premières notes de SYMBOLS retentissent t’elles, que les voix s’unissent en une seule afin d’acclamer nos héros nordiques du Clan ENSIFERUM . Les hostilités ne tardent pas à êtres lancées par IN MY SWORD I TRUST menées par les chevaliers d’une main ferme et puissante,rugissant cet hymne guerrier avec nous , au milieu de féroce combats. Les guitares rugissent sans en démordre, menant à  la destruction de nos ennemis faisant ainsi de nous les GUARDIANS OF FATE. L’infanterie continue avec rage de faire couler le sang sur la plaine qui devient boueuse et glissante. Mais rien ne peut freiner cette horde déchaînée, guidée par un quintette en très très grande forme sur les routes FROM AFAR. Nos quatre héros accompagnés de leur compagnonne magicienne nous offre un folk metal Extréme de haute volée, parfaitement maîtrisée et en parfaite communication avec l’auditoire, nous menant toujours plus loin sur le champ de bataille. Les BURNING LEAVES chutent sous les coups assenés des guitares et de l’infernale horde qui continue son sanglant voyage vers les terres de  POHJOLA pour conquérir le HEATHEN THRONE. Mais BLOOD IS THE PRICE OF GLORY. De nombreux guerriers et frères tombent au combat ce qui envenime notre rage et nous animent d’un sentiment puissant de vengeance. Et c’est ensemble, après une intro assez funky de Sami Hinkkan (Basse), que nous levons nos verres et buvons  ONE MORE MAGIC POTION emmené par Petri Lindroos (voix et guitare) nous invitant à célébrer par ce breuvage le HERO IN A DREAM et à nous rappeler de tous ses UNSUNG HEROES oubliés par l’Histoire. La bataille s’achève. Nos pas glissent dans la sueur et le sang. Les corps mutilés jonchent à présent le sol, auparavant immaculé. Et les derniers survivants goûtent à nos lames d’IRON. Affaiblis et victorieux nous nous retrouvons tous pour boire et célébrer à la TWILIGHT TAVERN. L’alcool coule à flot et les chants de fêtes traditionnels, LAI LAI HEI, emplissent la taverne emplis de guerriers ensanglantés vantant leurs exploit grâce à la BATTLE SONG. C’est sous ses dernières notes que nous sortons de la taverne le corps a moitié nus, trempés de sueur et de liquide carmin pour affronter la pluie et le métro parisien dans lequel nous entonnons chansons paillardes sous les yeux ébahis des habitants de la ville, après 1h45 de batailles épiques, de chants violents, de guitares haineuses, mené tambours battant par un clan en grande forme ! L’heure de la prochaine bataille semble bien lointaine. Mais nous serons à nouveau là quand le temps sera venu !

Chronique réalisée (bravement) par Guillaume Baille

SETLIST :
1 : SYMBOLS (INTRO) (tirée de l’album UNSUNG HEROES, 2012)
2 : IN MY SWORD I TRUST (tirée de l’album UNSUNG HEROES)
3 : GUARDIANS OF FATE (tirée de l’album ENSIFERUM, 2001)
4 : FROM AFAR (tirée de l’album FROM AFAR, 2009)
5 : BURNING LEAVES (tirée de l’album UNSUNG HEROES)
6 : POHJOLA (tirée de l’album UNSUNG HEROES)
7 : HEATHEN THRONE (tirée de l’album FROM AFAR)
8 : BLOOD IS THE PRICCE OF GLORY (tirée de l’album VICTORY SONGS, 2007)
9 : ONE MORE MAGIC POTION (tirée de l’album VICTORY SONGS)
10 : HERO IN A DREAM (tirée de l’album ENSIFERUM)
11 : UNSUNG HEROES (tirée de l’album UNSUNG HEROES)
12 : IRON (tirée de l’album IRON, 2004)

Rappel

13 : TWILIGHT TAVERN (tirée de l’album FROM AFAR)
14 : LAI LAI HEI (tirée de l’album IRON)
15 : BATTLE SONG (tirée de l’album ENSIERUM)

2 réponses sur « Ensiferum Live – Le Trabendo – 2012 »

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