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Dyé and the Mellowz – Acoustic Press

DyéandtheMellowz-AcousticPress

Toujours difficile de rédiger une intro… Bon, entre mes mains et dans mes oreilles, « Dyé and the Mellowz » et son album « Acoustic Press ».

Ce premier opus métissé  est complètement auto-produit, « unlabelised ». Cette chanteuse s’est entourée de quatre musiciens et d’une choriste, pour nous servir un treize titres entrecoupés de petits interludes originaux, faisant un petit tour du monde linguistique faisant la promotion de son projet.

Une couleur générale ? Il n’y en a pas, c’est un arc en ciel. « Dyé » chante tantôt en anglais, tantôt en français ; les accompagnements sont multiples, puisqu’en plus des traditionnelles basse/guitare/batterie, on peut identifier une pléiade d’instruments, des congas, de la flûte, des maracas… ; ce qui donne à l’ensemble une impression de diversité, une invitation à un voyage ; son univers. Car elle a un univers très poétique, qu’elle tente de partager, sans trop nous le dévoiler non plus, laissant une place ainsi à l’imaginaire et au mystère.

Elle joue avec les mots et avec les langues par sa voix un chouya grave, mais teintée de miel ; et c’est quand elle l’adoucit, qu’elle part dans des phases soul/jazzy, que je la trouve meilleure, plus sensuelle.

Les arrangements sont bons, quoique parfois répétitifs, certains morceaux se ressemblent un peu trop. La globalité reste tout de même vivante, ensoleillée. Écoutez « Dani » et ses rythmes afro/caribéen, ou le rafraîchissant « Trop Tôt » (elle me fait penser aux « Nubians » dessus), ou encore « Pedro » qui aborde un thème assez délicat ; et c’est justement là, une petite déception ; on sent de l’engagement chez elle, une envie de s’exprimer, de dénoncer (le racisme par exemple), mais elle ne va pas assez loin, assez profond dans ses textes. J’aurais trouvé plus intéressant qu’elle développe davantage sur ces sujets, ou d’autres.

En définitive, je trouve ce cd bourré de qualités ; un personnage et un univers attachant ; un truc qui vous donne la pêche, mais vous fait réfléchir à la fois. Par contre je reste un peu sur ma faim, peut être serais je un jour rassasié ?!

Quoiqu’il en soit, à choisir, je préfère mettre mon argent dans ce « roots urbain », plutôt que dans un disque de RnB ou hip hop labellisé et formaté.

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